Accueil du site > SOCIÉTÉ ASIATIQUE > Séances, Colloques & Conférences > Communications par contributeur

Diane Zhang-Goldberg

Communications :

Mme Diane Zhang-Goldberg
a présenté les communications suivantes lors des séances du Vendredi :

Séance du 19 Janvier 2018

« Les sépultures des empereurs tangoutes, XIéme-XIIIéme siècles : de la recherche d’un modèle à l’expression d’un nouvel art funéraire. ».

Peuple nomade sédentarisé dans le nord-ouest de la Chine actuelle pendant la dynastie Tang (618-907), les Tangoutes créèrent l’empire Xixia en 1038. Celui-ci n’eut qu’une brève existence, car les armées de Genghis Khan le détruisirent en 1227, plongeant rapidement cette civilisation dans l’oubli.
Parmi les rares vestiges funéraires qui nous sont parvenus figure le cimetière des empereurs Xixia, construit à une trentaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Yinchuan (province du Ningxia), dans une plaine située au pied des monts Helan. Le site comprend neuf sépultures impériales selon le décompte actuel et plus de 200 tombes annexes, réparties sur une surface d’environ 50 km2.
Bien que sévèrement endommagé par l’armée de Genghis Khan, puis par les pillages, ce cimetière offre de précieuses informations sur l’architecture funéraire des Tangoutes. La comparaison de ces sépultures avec celles des empereurs chinois et des souverains de plusieurs peuples périphériques, ainsi qu’avec d’autres tombes tangoutes permet, au contraire de l’opinion générale des chercheurs chinois, de faire apparaître l’originalité et la créativité de ce peuple, qui ne s’est pas contenté d’imiter les réalisations de son puissant voisin. Cet esprit créatif semble même se manifester jusqu’au plan personnel, par l’élaboration de motifs décoratifs spécifiques aux tombes impériales et par une individuation des sépultures.
Au-delà du seul intérêt archéologique, les sépultures impériales tangoutes révèlent ainsi la richesse de la culture Xixia, tout en faisant ressortir les aspirations d’un jeune empire face à la Chine, son souci de concilier croyances anciennes et bouddhisme, et enfin son étonnante créativité artistique et architecturale.


© 2020/02 - Textes et conception des pages Société Asiatique : Georges-Marie CHATELAIN – tous droits réservés.
Pour toute demande de modification ou renseignement envoyer un courriel à :
Georges-Marie Chatelain



imprimer


Site réalisé avec SPIP 2.1.10 + AHUNTSIC