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Séance du 6 mars 2020

Le programme de la séance organisée dans le cadre du centenaire de l’École archéologique française de Jérusalem (1920-2020) : « Le goût de l’Orient » est le suivant :

– Communication du P. Jean-Baptiste Humbert, op, correspondant de l’Académie : « l’Orientalisme à l’École biblique : quelques réflexions sur un siècle de collaboration ».

Résumé : L’École biblique et archéologique française de Jérusalem célèbre en 2020 le centenaire de son institution en école archéologique française. Elle était sûrement française à son début, avec une vocation biblique et achéologique. Qu’on lui ait offert le label « archéologique française », signifiait qu’elle pratiquait une archéologie française. On traduirait aujourd’hui en une archéologie sur le mode européen. L’École s’est illustrée en trois phases. À l’origine, le P. Lagrange son fondateur ont investi dans l’épigraphie et la critique historique. Ses disciples ont les uns décrit la Jérusalem antique, les autres ont conçu une anthropologie des tribus nomades. La seconde période a été dominée par l’affaire Qumrân, exploration du site, collecte et publication des manuscrits. Enfin, depuis 1970 l’École a mené trois programmes de recherches en Galilée, en Jordanie du Nord et à Gaza.


Abstract : 

L’École biblique et archéologique française de Jérusalem celebrates in 2020 the centenary of its institution as a French archaeological school. It was certainly French in its beginnings, with a biblical and archaeological vocation. The fact that it was delivered as « French archaeology » meant that it practiced French archaeology. Today we should translate this into an archaeology on the European mode. The School distinguished itself in three phases. Originally, Rev. Lagrange, its founder, invested mainly in epigraphy and biblical historical criticism. Some of his disciples described Ancient Jerusalem, others conceived an anthropology of nomadic tribes. The second period was dominated by the Qumran affair, exploration of the site, collection and publication of the Dead Sea Scrolls. Since 1970 the School has conducted three research programmes in Galilee, Northern Jordan and Gaza.

– Communication du P. Jean-Jacques Pérennes, op, directeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, sous le patronage du Secrétaire perpétuel Michel ZINK : « l’École biblique de 2020, des intuitions du père Lagrange aux défis d’aujourd’hui. »

Résumé : La célébration du centenaire de la création de l’École archéologique française de Jérusalem est l’occasion de mesurer la fécondité du lien entre l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et l’École biblique de Jérusalem. Ce lien est le fruit d’une conviction du père Lagrange, fondateur de l’École biblique en 1890 : on comprend mieux la Bible en la situant dans le milieu où elle est née et donc en s’appuyant sur diverses disciplines que l’on peut regrouper sous le vocable d’orientalisme : archéologie, épigraphie, histoire, philologie, etc. C’est la notoriété acquise dans ces disciplines par divers membres de l’École biblique qui lui valut d’être ainsi distinguée et reconnue en 1920 comme École archéologique française. Au long du siècle écoulé, l’École biblique et archéologique française de Jérusalem a approfondi cette intuition avec des chercheurs de talents comme l’archéologue Roland de Vaux, en charge des fouilles de Qumran, ou des entreprises de grande ampleur comme la Bible de Jérusalem qui met à la portée des lecteurs une étude savante des textes. Ce qui a le plus changé au cours du siècle écoulé c’est la diversité des partenariats académiques noués par l’École de Jérusalem, diversité que ce colloque est aussi une occasion de promouvoir.


Abstract : The celebration of the centenary of the creation of the French Archaeological School of Jerusalem is an opportunity to measure the fruitfulness of the link between the Académie des Inscriptions et Belles-Lettres and the École Biblique de Jérusalem. This link is the fruit of a conviction of Father Lagrange, founder of the École Biblique in 1890 : we understand the Bible better by placing it in the environment in which it was born and therefore by relying on various disciplines which can be grouped under the heading of orientalism : archaeology, epigraphy, history, philology, etc. It is the reputation acquired in these disciplines by various members of the Ecole Biblique that earned it the distinction and recognition it received in 1920 as the French Archaeological School. Throughout the past century, the French Biblical and Archaeological School of Jerusalem has deepened this intuition with talented researchers such as the archaeologist Roland de Vaux, in charge of the Qumran excavations, or large-scale undertakings such as the Jerusalem Bible, which provides readers with a scholarly study of the texts. What has changed most over the past century is the diversity of the academic partnerships established by the Ecole biblique, a diversity that this symposium is also an opportunity to promote.



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