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Séance du 13 décembre 2019

– Note d’information de M. Jean-Robert Armogathe, correspondant français : « Thomas More en Nouvelle Espagne ».

– Communication de M. Gilles Béguin, conservateur général honoraire du Patrimoine, ancien directeur du musée Cernuschi, sous le patronage de MM. Jean-Pierre MAHÉ et Pierre-Sylvain FILLIOZAT : « Remarque concernant la chapelle Chos-rgyal sgrub-phug du Po-ta-la, lHa-sa. ».

Résumé : La chapelle Chos-rgyal sgrub-phug du palais-monastère du Po-ta-la présente un déroutant décor évoquant une grotte et abrite des portraits de style archaïsant du fondateur de l’antique empire tibétain au VIIe siècle et de ses proches. Il convient de préciser la date d’exécution de ce lieu souvent publié et d’émettre une hypothèse sur les sources de ce décor. Edifié sur un massif compact sans relation avec d’hypothétiques ruines du VIIe siècle, le sanctuaire se situe en dessous de ‘Phags-pa lha- khang dont la statue participe de la même symbolique situant les dalaï-lamas comme les héritiers des antiques rois du Tibet (VIIe-IXe siècle) et, comme eux, incarnation du bodhisattva Avalokiteśvara, le palais lui-même étant identifié comme le Potalaka, résidence mythique de la déité.

L’auteur avance l’hypothèse que la chapelle daterait du milieu du XVIIe siècle lors d’une phase de travaux intermédiaires entre l’édification des Palais blanc et rouge, et témoignerait d’une campagne d’aménagement avorté postérieure à la consécration du Palais blanc en 1648 et antérieure au décès du Ve Dalaï Lama en 1682. Son décor pourrait adapter des schémas chinois « iconographico-stylistiques » représentant Avalokiteśvara dans sa demeure sur l’ile Potalaka, iconographie abondamment représentée à l’arrière du mur de refend dans les sanctuaires bouddhiques chinois.



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