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Séance du 3 mars

Séance placée dans le cadre du colloque international « Pierre d’Ailly. Un esprit universel à l’aube du XVe siècle »



Michel ZINK, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et BellesLettres : Allocution d’accueil


Jacob Schmutz, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne, sous le patronage de Jacques VERGER : De Paris à Harvard : Pierre d’Ailly et l’éthique du commandement divin

Résumé : L’image que la modernité retient principalement de la théologie de Pierre d’Ailly est celle d’un théoricien du commandement divin : ce que Dieu ordonne est bon, et ce que Dieu interdit est mauvais – il n’existe donc pas de norme « naturelle » de l’éthique au-delà de la norme « positive » voulue par Dieu. Dans cetet communication sera étudiée la genèse ainsi que la validité de cette interprétation en suivant la réception des thèses de Pierre d’Ailly dans la scolastique hispanique du XVIe siècle puis dans la théologie réformée, principalement hollandaise, du XVIIe siècle, pour parvenir jusqu’aux premiers collèges puritains de l’Amérique du Nord coloniale. Les thèses nominalistes médiévales sur la justice divine, médiées par l’œuvre de Pierre d’Ailly, forment à ce titre un élément constitutif du New England Mind (P. Miller), dont l’influence reste puissante jusque dans la culture américaine contemporaine.


Jean-Patrice Boudet, professeur à l’Université d’Orléans, sous le patronage de André VAUCHEZ : Pierre d’Ailly, un esprit universel ?

Résumé : Dans le vocabulaire commun de notre siècle, un « esprit universel » est celui qui a des connaissances très variées et étendues. Un examen global de l’œuvre de Pierre d’Ailly permet de constater qu’il rentre sans peine dans cette catégorie. Il est certes loisible de s’interroger sur la cohérence et sur l’évolution de sa démarche intellectuelle. Mais c’est d’une façon tout à fait volontaire qu’il est devenu l’un des maîtres à penser de son époque. Le savoir d’un clerc de cette envergure est un investissement dans l’au-delà. La fortune de Pierre d’Ailly, à l’aube de la Renaissance, fut donc celle d’un savant, d’un théologien, d’un philosophe « secundum viam nominalium » mais aussi d’un prédicateur hors pair.



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