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Séance du 30 septembre




Note d’information de M. Philippe Nondédéo, sous le patronage de M. Nicolas GRIMAL : « Naachtun : organisation, essor et histoire d’une capitale régionale maya ».


Résumé : Située au cœur des Basses Terres mayas, à la frontière nord du Guatemala avec le Mexique, la cité maya de Naachtun s’affirme chaque jour davantage comme une capitale de région qui a compté dans l’histoire politique de cette région à la période Classique (150-950 apr. J.-C.). Implantée entre les deux grandes puissances de l’époque — Calakmul au nord et Tikal au sud —, et siège du puissant mais méconnu royaume de la « Chauve-Souris », Naachtun révèle peu à peu son histoire étroitement liée à celle de ces deux entités politiques, en particulier son rôle actif dans la prise, en 378 apr. J.-C., de la grande Tikal par une expédition militaire venue de la lointaine capitale mexicaine de Teotihuacan.
Depuis 2010, une équipe pluridisciplinaire et internationale franco-guatémaltèque tente de comprendre le fonctionnement interne et l’histoire de cette cité tout au long de son millénaire d’occupation ainsi que sa gestion des ressources locales disponibles (gestion de l’eau et des sols, pratiques agraires, entre autres) au travers de fouilles intensives et études environnementales auxquelles prennent part de nombreux spécialistes en archéologie et disciplines connexes (étude du mobilier (céramique, lithique, figurines,…), épigraphie, archéozoologie (faune et coquillages), anthropologie physique et bio-anthropologie, géographie-hydrographie, sédimentologie, paléoécologie et anthracologie.
Au cours de cette intervention, nous dresserons un bref panorama des axes de recherche de ce projet en mentionnant quelques avancées significatives sur l’histoire politique de Naachtun, les faits marquants de son évolution et l’exploitation du milieu que l’on est en mesure de restituer.

Mots clés : Basses Terres Mayas, archéologie, Naachtun, « chauve-souris », Période classique




Communication de M. Viktor Porkhomovsky, sous le patronage de M. Christian ROBIN : « L’oral et l’écrit dans la perspective synchronique et diachronique ».


Résumé : Le but de cette communication est de présenter la diversité et la corrélation des éléments essentiels de l’oral et de l’écrit. Notre étude est basée sur les données de la famille afro-asiatique (chamito-sémitique), qui comprend les langues avec les plus longues traditions de l’écriture dans l’histoire aussi bien que de nombreuses langues à tradition orale.
Le processus de la transition de l’oral à l’écrit dans des situations de création et d’adaptation de l’écriture présente le meilleur objet pour l’analyse comparée des différents aspects de l’oralité et de l’écriture. Trois aspects sont examinés dans notre étude : symbolique, rituel, structural. Notre modèle typologique des voies de la création et de la diffusion de l’écriture compte cinq types principaux. Ce modèle est basé sur deux oppositions binaires :

  1. Création versus emprunt de l’écriture.
  2. Existence versus absence de tradition écrite dans un milieu socio-linguistique particulier à l’époque de la création ou de l’emprunt du nouveau système d’écriture.

La valeur symbolique des systèmes d’écriture dans ces différentes situations est démontrée sur plusieurs exemples avec un accent spécial mis sur trois systèmes d’écriture en haoussa (branche tchadique de la famille afro-asiatique).
L’aspect rituel de l’oralité et les structures informationnelles des textes rituels sont examinés dans cet article. Les chants rituels socotri (langue sémitique à tradition orale, parlée sur l’île de Socotra) et les textes de la Biblia Hebraica ont été choisis comme exemples. En conclusion, l’aspect structural est analysé dans le cadre de l’étude comparée des constructions syntaxiques. La corrélation de la parataxe et de l’hypotaxe, les degrés de la subordination, le volume des propositions et des groupes nominaux sont utilisés comme des indices de l’opposition structurelle de l’oral et de l’écrit, ce qui est démontré par les résultats de l’analyse statistique de la formation et l’évolution de la norme littéraire en haoussa.

Mots-clés : oral, écriture, hypotaxe, parataxe, structure informationnelle.



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