Accueil du site > Séances et Manifestations > Les séances du vendredi > Séances 2015 > Janvier 2015

Séance du 23 janvier

Séance publique à 15h30, en grande salle des Séances

Communication de M. Xavier Hélary, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne, sous le patronage de M. Philippe Contamine : « Les Courtenay : la fortune d’une branche de la famille capétienne (fin XIIe siècle - début XIVe siècle)  ».

Pierre (1120 – v. 1183), dernier fils de Louis VI, épousa l’héritière de la seigneurie de Courtenay (Loiret) et adopta les armes de sa belle-famille (« d’or aux trois tourteaux de gueule »). De ce mariage descendit la longue lignée des Courtenay qui s’éteignit, en 1768, avec la princesse Hélène de Courtenay, marquise de Bauffremont. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les Courtenay n’eurent de cesse de faire reconnaître par les Bourbons leur extraction royale. Leurs démarches répétées s’appuyaient sur un vaste effort de rassemblement de pièces prélevées dans les principaux fonds d’archives de la monarchie, le Trésor des chartes et la Chambre des comptes, que Jean du Bouchet publia dans les preuves d’une monumentale Histoire généalogique de la Maison royale de Courtenay. Longtemps, pourtant, les Courtenay se contentèrent des titres que leur valaient les petites seigneuries qu’ils possédaient. En conséquence, la communication se consacre à l’étude des premières générations issues de Pierre Ier de Courtenay : un de ses fils, Pierre II, devient empereur de Constantinople ; un autre, Robert, seigneur de Champignelles et bouteiller de France, est un baron influent de l’entourage de Philippe Auguste et de Louis VIII ; le troisième, Guillaume, est seigneur de Tanlay. La génération suivante, cependant, paraît déjà s’éloigner ; au début du XIVe siècle, enfin, les Courtenay, sauf exception, sont relégués dans un relatif anonymat. À ce moment-là, leur origine royale n’est sans doute pas oubliée, mais les Courtenay ne bénéficient pas, en quelque sorte rétroactivement, de la promotion que connaissent, à partir des frères de Saint Louis, les « princes des fleurs de lys », c’est-à-dire les princes descendant des rois. Même quand plusieurs générations ont passé, le descendant d’un fils de Louis VIII reste un prince ; les Courtenay ne sont plus quant à eux que des petits seigneurs.
Mots-clés : Courtenay, Capétiens, princes, Trésor des chartes.

 

Communication de M. Simon Claude Mimouni, directeur d’études à l’École pratique des hautes Études, sous le patronage de M. Christian Robin : « Le « judaïsme sacerdotal et synagogal » en Palestine et en Arabie entre le IIe et le VIe siècle : propositions pour un nouveau concept ».



imprimer


Site réalisé avec SPIP 2.1.10 + AHUNTSIC