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Séance du 18 janvier 2013


Note d’information de M. Christian Heck, sous le patronage de M. Roland RECHT : « Répertoires et corpus de manuscrits enluminés : l’histoire de l’art entre séries, unica, et Analogiebildung ».

A l’intérieur de l’ensemble des œuvres d’art du Moyen Âge occidental qui ont été conservées, les enluminures des manuscrits forment un groupe exceptionnel par l’ampleur quantitative, la diversité thématique, le haut niveau de fiabilité, et un très haut degré d’intelligibilité. Deux séries scientifiques, en cours, doivent permettre d’avoir un bien meilleur accès aux potentialités considérables de ce matériau. Le Survey of manuscripts illuminated in France est organisé par grands champs chronologiques et géographiques. Par ailleurs le RILMA, Répertoire Iconographique de la Littérature du Moyen Age, s’organise en deux collections : les volumes du Corpus, dans lesquels sont présentés, reproduits dans leur intégralité, et commentés, les cycles d’illustrations des œuvres de la littérature médiévale, qu’elle soit religieuse comme profane ; et les Etudes du RILMA, qui examinent des problématiques d’iconographie à travers tous les domaines de la création artistique. En donnant accès à un réseau d’images, ces collections permettent à la recherche de mettre à jour des relations méconnues entre les œuvres, et de renouveler profondément leur étude, ainsi en faisant apparaître des séries nouvelles, ou en montrant qu’une image considérée comme un unicum iconographique peut être le résultat d’une construction par hybridation ou assemblage. Enfin, le concept de l’Analogiebildung, magistralement formulé par Erwin Panofsky, reste extrêmement fructueux. Le Moyen Age pratique abondamment la création « de nouvelles images à partir d’images apparentées préexistantes ». Donner un véritable accès, par la publication, à l’ensemble des thèmes présents dans les manuscrits enluminés permet une mise en relation des compositions qui se relient « selon un principe d’affinités associant tantôt la ressemblance des contenus malgré la différence des formes, tantôt la ressemblance des formes malgré la différence des contenus ».

Mots-clés : manuscrits, enluminure, iconographie, réseaux d’images, hybridation.



Communication M. Pascal Darcque, sous le patronage de M. Olivier PICARD : « Dikili Tash, un village néolithique dans le nord de la Grèce ».

Situé à proximité immédiate de la ville antique de Philippes (département de Kavala), Dikili Tash a été identifié comme un tell préhistorique depuis bientôt un siècle. Des recherches y sont conduites de façon systématique depuis plus de 50 ans, sous l’égide conjointe de la Société archéologique d’Athènes et de l’École française d’Athènes. Le premier programme (1961-1975) a établi une partie de la séquence stratigraphique du site, entre le Néolithique Récent (5e millénaire av. J.-C.) et la fin du Bronze Récent (2e millénaire av. J.-C.) ; il a également mis en évidence l’exceptionnelle richesse de ce gisement archéologique. Le deuxième programme (1986-1996) a confirmé cette richesse et mis au jour un nombre significatif d’habitations du Néolithique Récent. Le programme mené depuis 2008, dont l’objectif est de reconstituer l’histoire du site dans son ensemble, apporte, d’ores et déjà, de nombreuses données nouvelles sur plusieurs dossiers : les niveaux du Bronze Récent et les activités de l’époque historique ; les productions artisanales et la gestion des ressources agricoles vers la fin du 5e millénaire av. J.-C. ; et, surtout, les premières installations humaines durant la seconde moitié du 7e millénaire av. J.-C. Ces nouveaux résultats, dont l’importance doit être évaluée tant à l’échelle locale qu’à l’échelle régionale, s’inscrivent dans une perspective de recherche à moyen et à long terme.

Mots-clefs : Dikili Tash, Néolithique, âge du Bronze, habitat, artisanat, ressources agricoles.



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