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Bilan 2005


Par M. Emmanuel POULLE, Président de l’Académie




Monsieur le Chancelier,
Mesdames et Messieurs les Secrétaires perpétuels
Excellences,
Mes chers confrères,
Mesdames et Messieurs,

Sans qu’il en ait été ainsi à l’origine, c’est néanmoins une très longue tradition qui prévoit que, chaque année, le dernier vendredi de novembre, l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres tienne une séance solennelle sous la Coupole. Les traditions sont respectables, mais elles ne sont pas figées : elles évoluent au fil des ans. Sans remettre en cause ni le dernier vendredi de novembre, ni la Coupole, nous introduisons cette année une nouveauté ; elle est seulement technique, et nous l’introduisons prudemment : des écrans ont été installés, qui, remédiant aux difficultés que crée la configuration des lieux, devraient vous permettre de mieux suivre la séance.

Les hasards du calendrier font que, cette année, nous fêtons le deuxième centenaire de l’affectation, en application d’une décision de Napoléon, du Collège des Quatre-Nations à l’Institut de France et à ses quatre classes devenues ensuite les quatre puis les cinq académies ; le joyau du collège fondé par Mazarin étant la chapelle, transformée en amphithéâtre pour répondre à sa nouvelle destination, c’est à la suite de cette affectation que les académies s’identifient, dans l’imaginaire collectif, avec la Coupole. Et c’est à la décision de Napoléon qui nous devons, aujourd’hui, d’y être abrités.

Cette séance sous la Coupole est dite de rentrée. C’est là une désignation impropre, puisque nous n’avons pas attendu cette rentrée publique pour nous remettre au travail après la trêve estivale : voilà en effet déjà deux mois que nous avons repris nos séances du vendredi. Mais la solennité de cette rentrée n’en reste pas moins un événement majeur de la vie de notre compagnie, d’autant mieux souligné, d’ailleurs, par le lieu prestigieux où elle se déroule que, aux Inscriptions et Belles-Lettres, nous n’abusons pas de la Coupole ; si donc ce décor sert de cadre exceptionnel, une fois par an, à l’une de nos séances hebdomadaires, c’est pour mieux correspondre, Mesdames et Messieurs, à l’honneur que constitue votre présence ici et répondre à l’amitié que vous nous faites en venant entendre les communications qui ont été préparées à votre intention.



Il me revient, d’abord, avant de vous présenter un bref bilan de l’activité de l’Académie pendant l’année écoulée, de faire mémoire des membres de la Compagnie qui nous ont quittés. Une Académie partage en effet avec les familles les mêmes lois de la vie, selon lesquelles la pérennité n’est assurée que par le départ des uns et l’arrivée des autres. Notre Académie a été rudement éprouvée par la disparition brutale de Serge LANCEL, qui nous était apparu encore en bonne santé à la fin du printemps dernier et qu’un mal inexorable a emporté au bout de quatre mois, le 9 octobre dernier. C’était, si l’on peut dire, un « Africain », qui avait exploré tout le passé si riche de civilisation des provinces romaines d’Afrique du nord : le passé punique d’abord, qu’il avait fait revivre en dirigeant les fouilles archéologiques à Tipasa et à Carthage, et dont il a offert à un large public les belles synthèses que représentent son Carthage et son Hannibal, traduits l’un et l’autre en plusieurs langues ; le passé romain, ensuite, qui l’a conduit inévitablement au passé chrétien puis vandale de l’Afrique du Nord, tant les persécutions du IVe siècle, les controverses entre donatistes et catholiques et surtout la personnalité de l’évêque d’Hippone se sont imposées à l’historien ; et le Saint Augustin de Serge Lancel portera longtemps témoignage du passé chrétien de cette Afrique du Nord qu’il aimait tant.

  • Nous déplorons par ailleurs cette année le décès de plusieurs membres correspondants, français ou étrangers, et notamment des deux doyens d’élection de nos correspondants étrangers. De Janos Harmatta, nous n’avons appris le décès qu’avec quelque retard puisqu’il est survenu l’année dernière, à Budapest, le 24 juillet 2004 ; c’était un spécialiste de l’histoire et de la civilisation des peuples nomades de l’Eurasie et des épigraphies parthe et sassanide. Puis, le 16 mai, nous avons perdu le chanoine Astrik Gabriel : né à Pecs, en Hongrie, au temps de l’empire austro-hongrois (il était presque, à quelques semaines près, le doyen d’âge de nos correspondants étrangers), il avait émigré aux États-Unis ; il s’est consacré, entre autres, à l’histoire des collèges universitaires parisiens du Moyen Âge. Un troisième correspondant étranger, Georges Redard, est décédé à Kirchlindach, près de Berne, le 24 janvier 2005 ; c’était un spécialiste de philologie indo-européenne, qui s’était consacré, notamment, à l’étude des dialectes iraniens et afghans.

Le 15 décembre 2004, c’est le professeur Lucien Musset qui s’éteignait à Caen où il avait accompli une longue carrière universitaire. Il était historien de la Normandie, entendue dans son acception la plus large, de la Scandinavie à la Sicile. Le 14 mars 2005, un autre universitaire français, notre correspondant Pierre Bonassie, est décédé à Toulouse où il avait fait toute sa carrière d’enseignant ; il était historien de l’Europe méridionale au Moyen Âge médian.



Quand l’année 2004 s’est terminée, notre compagnie comptait plusieurs places de membres ordinaires qui étaient alors vacantes ; elles ont été pourvues au long du premier semestre de 2005. Le 18 mars, nous avons élu Michel BUR au fauteuil de Philippe Wolff, remplaçant ainsi un spécialiste du pays d’oc médiéval par un spécialiste du pays d’oïl ; historien de la Champagne des Xe-XIIIe siècles, Michel Bur est également un archéologue de terrain, notamment en matière de castellologie, et un éditeur de sources, tant littéraires que documentaires. Avec Christian ROBIN, élu le 18 mars au fauteuil qu’avait rendu vacant le décès du doyen Schneider, l’Académie s’est adjoint un arabisant spécialiste du monde pré-islamique, en particulier du Yemen ; se fondant sur les inscriptions sud-arabiques, il a pu reconstituer l’histoire des royaumes de la péninsule arabique aux siècles qui ont précédé l’Islam. Enfin, après qu’elle ait complété ses rangs avec un médiéviste et un orientaliste, il revenait à l’Académie, le 22 avril, de pourvoir à la troisième des grandes aires culturelles qui relèvent de son ressort, en installant au fauteuil de Maurice Euzennat l’antiquisant Jean-Louis FERRARY ; notre nouveau confrère est un latiniste qui est tout à la fois historien, philologue et épigraphiste ; ses recherches portent sur les relations entre les mondes grec et romain et sur les institutions et l’histoire politique de Rome ; Jean-Louis Ferrary a l’importante responsabilité de la direction de la partie latine de ce qu’on appelle familièrement la Collection Budé.

Même si elle ne tient séance qu’une fois par semaine, l’Académie en tant que corps travaille beaucoup, et le travail qu’elle accomplit n’est pas aussi mystérieux qu’il est réputé l’être. En fait, chacune des trois volets de son activité comporte une partie publique qui devrait contribuer à lever ses mystères, si tant est qu’il y en ait. Les séances hebdomadaires sont la mieux connue de nos activités, même si elles n’ont pas lieu sous la Coupole comme d’aucuns le croient ; non seulement elles sont ouvertes au public, qui est parfois nombreux, mais les textes des communications sont publiés dans les Comptes rendus des séances (familièrement, et même affectueusement, on parle des CRAI) et donc facilement consultables. Ces volumes des CRAI atteignent maintenant un nombre respectable de pages, et, malgré l’alourdissement de la tâche qui en résulte pour le secrétariat de l’Académie, le délai d’attente entre la lecture en séance et la publication dans les CRAI a été considérablement réduit : il a été ramené à environ un an, c’est-à-dire au minimum nécessaire, et au reste incompressible, à la mise au point matérielle des textes qui nous sont soumis ; il y a peu de périodiques qui peuvent se flatter d’une telle ponctualité. Nous avons, en un an, tenu 33 séances et entendu 58 communications ; une part non négligeable d’entre elles sont le fait de savants extérieurs à l’Académie, des universitaires, des archéologues ou des chercheurs qui viennent quai Conti nous entretenir des résultats d’une fouille en cours, nous informer de la direction originale que prennent leurs recherches, ou encore faire en quelque sorte acter, sous l’autorité de notre compagnie, quelque découverte qui leur tient à cœur.
Ces séances hebdomadaires mettent en somme l’Académie au centre d’un réseau d’informations historiques et archéologiques de première main dans les disciplines que nous cultivons.

Un deuxième volet des activités de l’Académie est constitué par la recherche scientifique qu’elle poursuit elle-même, en tant que corps, au travers de ses publications.
L’activité éditoriale de notre Compagnie est véritablement impressionnante ; c’est en effet une vingtaine de collections ou de périodiques qui émargent au budget de l’Académie. Ces collections, certes, ne figurent pas toutes dans les bilans annuels d’activité de l’Académie, tant s’en faut, puisque le rythme de leurs publications ne dépend pas d’une politique commerciale qui serait totalement inadaptée aux travaux d’érudition que nous produisons, mais des opportunités scientifiques qui les font vivre ; elles n’en progressent pas moins à tour de rôle, ce qui se traduit chaque année par un nombre variable de titres. Ces titres couvrent tout l’éventail des compétences de l’Académie, qui sont, comme on le sait, très vastes chronologiquement (de la préhistoire à l’aube du XVIIe siècle) et culturellement (de l’Extrême-Orient à l’extrême Occident). Certains titres ont une ancienneté fort respectable : le Journal des savants, le Recueil des historiens de la France, ou l’Histoire littéraire de la France, par exemple, sont la continuation d’entreprises nées sous l’Ancien Régime, mais qui n’en restent pas moins jeunes, sinon même, pour certaines, merveilleusement rajeunies. Le Journal des savants remonte à 1665 ; il a connu, au long de sa longue histoire, plusieurs avatars et transformations, y compris une interruption pendant la Révolution, jusqu’à ce qu’il ait rejoint, en 1909, le giron de notre Académie : sa ponctualité, la solidité scientifique de son contenu, sa typographie impeccable et son illustration en noir et maintenant en couleurs donnent à ses 500 pages annuelles une séduction de jeune homme.

Le Recueil des historiens des Gaules et de la France était une entreprise des Mauristes, reprise et continuée par la 3e classe de l’Institut devenue notre Académie ; mais ces énormes volumes in-folio ont été abandonnés en 1904, et ils ont été poursuivis par plusieurs séries thématiques in-4° qui, sous le même titre ancien qui leur est commun mais où la référence à la Gaule a disparu, publient, en collections parallèles, des Obituaires, des Pouillés, des Documents financiers. Ces collections avancent lentement, car elles réclament des collaborateurs d’une haute compétence scientifique. C’est dans la série des Obituaires qu’est paru cette année un premier et gros volume consacré à un nouveau type documentaire, les Rouleaux des morts, le premier d’une série annoncée de quatre volumes ; le volume publié cette année, qui porte sur les rouleaux antérieurs à 1180, enrichit considérablement le corpus et propose pour la première fois l’édition de tous ces textes.

Quant à l’Histoire littéraire de la France, autre création mauriste, elle a renoncé, il n’y a guère, au plan strictement chronologique adopté par ses fondateurs, de façon à profiter des occasions que crée la « rencontre » d’un auteur relevant de son programme et d’un érudit spécialiste de cet auteur ; on évite ainsi les trop longs délais d’attente pour que soit rassemblée une copie suffisante pour faire un volume, de sorte qu’il a été possible de publier cette année, trois ans seulement après le précédent fascicule, un autre demi volume qui augure favorablement de l’avenir de la nouvelle formule.

Avec les Mémoires de l’Académie, notre Compagnie a repris une autre série remontant à l’Ancien Régime, puisqu’elle avait été initiée par l’ancienne Académie royale ; mais cette série a été, elle aussi, considérablement rajeunie, donnant naissance à deux publications parallèles : les Mémoires proprement dits, dont la série actuelle remonte à 1975, paraissent certes sans périodicité, mais ils n’en ont pas moins une parution régulière, puisque trois nouveaux volumes (les t. 31, 32 et 33) sont sortis cette année : le Recueil des inscriptions concernant les cultes isiaques, qui compte trois tomes, des Pages d’histoire militaire médiévale, réunies par l’un de nos confrères, enfin la Commanderie d’Epailly, établissement bourguignon de l’ordre de l’Hôpital dont il reste encore de beaux restes archéologiques.

L’autre publication issue des Mémoires de l’ancienne et de la nouvelle Académie, ce sont les Comptes rendus des séances, qui vont bientôt pouvoir fêter leur 150e anniversaire ; j’en ai déjà souligné la ponctualité assez exceptionnelle dans le paysage des publications périodiques savantes.
En deux cents d’histoire, l’Académie ne s’est pas contentée de poursuivre des travaux commencés avant elle, elle a créé plusieurs publications, périodiques ou non, pour des travaux scientifiques spécifiques. Les Monuments Piot sont nés, à la fin du XIXe siècle, de la générosité d’un amateur d’art dont l’Académie a pérennisé le nom en le faisant figurer dans le titre de la revue que son legs a permis de publier ; d’une périodicité incertaine à ses débuts, la revue est maintenant annuelle, et le t. 84 vient de sortir.
La Carte archéologique de la Gaule connaît ces dernières années un développement exemplaire. Née dans les années 1930, elle avait été conçue au départ comme la part française d’un programme lancé par l’Union Académique Internationale, qui devait produire une carte générale de l’État romain à partir de feuilles réalisées par fascicules commentant ces cartes ; mais ce projet s’est peu à peu enlisé. Il a été, en 1988, repris par l’Académie entièrement sur nouveaux frais, les volumes étant maintenant illustrés, et largement illustrés. Confiée à la direction dynamique de Michel Provost, la Carte archéologique de la Gaule couvre déjà les quatre cinquièmes du territoire national, avec trois ou quatre volumes pour chaque département ; et ce ne sont pas moins de onze volumes, soit plus de 4000 pages, qui sont sortis en 2005, concernant aussi bien l’est que l’ouest du pays ou le si riche midi méditerranéen.
Le Corpus vasorum antiquorum est un vaste programme international, que l’Académie a proposé à l’Union académique internationale en tant que premier chantier (c’était en 1920) de coopération inter-académique, et dans lequel elle assume la part du corpus conservée en France. Le 40e fascicule français est sorti cette année, qui recense les vases se trouvant à Lille, et un volume hors série est sous presse, qui contiendra les actes du colloque sur Les clients de la céramique grecque.

Enfin, la dernière-née des séries publiées par l’Académie accueille les actes des colloques qui se tiennent, chaque année depuis 1990, dans le cadre merveilleux de la villa Kérylos ; sont donc parus cette année les actes du colloque de 2004 sur La Grèce antique sous le regard du Moyen Âge occidental, qui a donné lieu à un beau volume de plus de 200 pages. Et le colloque 2005 a eu pour thème « L’homme face aux calamités naturelles dans l’Antiquité et au Moyen Âge », avec une participation de plusieurs de nos confrères de l’Académie des sciences.



Cette activité éditoriale est considérable, puisque, évaluée au poids du papier, ce sont douze à quinze mille pages qui portent ainsi chaque année l’estampille de l’Académie. Tout cela implique un travail énorme : celui de mes confrères, d’abord, qui reçoivent la copie des collections dont ils sont responsables, traitent avec les auteurs, mettent au point leurs manuscrits ; celui aussi du secrétariat de l’Académie, qui, sous la direction du Secrétaire perpétuel, gère cette production, en corrige les épreuves, en assure la diffusion, tout cela avec une compétence et même un professionnalisme qui fait bon ménage avec sa disponibilité permanente et son inépuisable complaisance.

Je ne peux clore cet exposé quelque peu austère des publications de l’Académie pendant l’année écoulée sans le compléter par un compte rendu de la façon dont notre compagnie s’est acquittée des tâches qui lui ont été confiées dans le cadre de l’Institut de France. Vous savez, bien sûr, qu’elle a, pendant la vingtaine d’années qui ont suivi la suppression par la Révolution de l’ancienne Académie royale, fonctionné comme une des classes de l’Institut avant d’en devenir une des Académies ; or c’est pendant cette vingtaine d’années que se sont produits les deux événements importants dont on a fêté, coup sur coup, les deux bicentenaires : la création elle-même de l’Institut, en 1795, et l’affectation à l’Institut, en 1805, des locaux où nous sommes encore, comme je l’ai rappelé tout à l’heure.

Lors du bicentenaire du premier de ces événements, en 1995, les cinq académies ont confié à notre secrétaire perpétuel, Jean Leclant, la réalisation d’un index biographique et bibliographique de tous les membres et correspondants de l’Institut pour qu’il constitue la suite de celui qu’avait publié le comte de Franqueville lors du premier centenaire de l’Institut. Tâche énorme, puisqu’elle constitue une prosopographie d’environ 4000 notices, que Jean Leclant, avec l’aide d’Hervé Danesi, a réalisée en trois volumes, totalisant 2500 pages, dont le troisième, pour les correspondants français et étrangers, vient de paraître, juste à temps pour relier les deux bicentenaires. D’autre part, les deux cents ans de la présence des Académies à l’ancien Collège des Quatre-Nations ont donné lieu à un très beau volume, le Palais de l’Institut, où notre Académie se trouve également impliquée grâce au travail d’un autre de nos confrères, Jean-Pierre Babelon, qui retrace la longue transformation en « palais » académique du collège voulu par Mazarin et réalisé par Colbert et Louis Le Vau.

Mais la responsabilité de l’Académie à l’égard de la recherche scientifique ne se borne pas à la voir éclore, lors de nos séances, ou à contribuer à son développement, grâce à nos publications, il lui appartient aussi de juger de ce qui se fait dans le champ des spécialités que nous cultivons. C’est là le troisième volet des activités de l’Académie. Il se traduit d’abord par le contrôle scientifique qui est statutairement confié à l’Académie sur les grands établissements français de recherche à l’étranger que sont les écoles françaises de Rome, d’Athènes, de Jérusalem et d’Extrême-Orient, dont elle suit de près l’activité scientifique des pensionnaires. Et, de façon plus générale, l’Académie est tenue constamment au courant de ce qui se publie, en France comme à l’étranger, dans les domaines relevant de ses compétences ; nous entendons donc chaque semaine, sous le nom générique d’hommages, des recensions critiques de livres récemment parus appartenant à l’un ou l’autre de ses domaines de compétences : nous en avons entendu 141 dans l’année qui vient de s’écouler ; les meilleurs de ces livres sont ensuite récompensés, après examen par une commission ad hoc (il en existe une quarantaine), par l’attribution de l’un des prix qui ont été fondés par divers donateurs et confiée à cette fin à notre compagnie. Avant de passer la parole au vice-président qui va vous lire le palmarès de ces prix, je voudrais souligner qu’il s’agit en quelque sorte d’un double palmarès, puisque la liste des récipiendaires fait écho à celle des fondateurs, dont nous perpétuons ainsi, d’année en année, le souvenir du geste généreux.



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