Accueil du site > Publications > Collections > Mémoires présentés par divers savants à l’AIBL (ancienne (...)

Mémoires présentés par divers savants - Tome XVI




432 pages, 57 figures, 20 planches hors-texte
Parution : 1975
Prix : 69 €







Table des matières

Catalogue des fibules de bronze gallo-romaines de Haute-Normandie, par M. A. Dollfus
  • Introduction
  • I. - La fibule est-elle un élément chronologique ?
  • II. - Origine des fibules de Haute-Normandie et leur répartition dans les sites archéologiques
  • III. - Répartition des fibules en Haute-Normandie suivant les sites archéologiques
  • IV. - Utilisation des fibules
  • V. - Iconographie des fibules
  • VI. - Technique de fabrication
  • VII. - Lieux de découvertes des fibules de Haute-Normandie
  • Index numérique des fibules des musées et collections privées
  • Abréviations concernant le lieu de conservation des fibules figurées dans le catalogue
  • Répertoire des fibules figurées suivant la classification typologique de Lerat
  • Fibules en bronze gallo-romaines conservées dans les collections publiques et privées de Haute-Normandie (Eure et Seine-Maritime)
  • Bibliographie

Recueil d’inscriptions palmyréniennes provenant de fouilles syriennes et polonaises récentes à Palmyre, par M. Michel Gawlikowski.

  • Inscriptions provenant des tombeaux fouillés à Palmyre depuis 1952
  • Autels trouvés près de la source Efqâ
  • Inscriptions provenant du camp de Dioclétien
  • Index

Téboursouk, stèles anépigraphes et stèles à inscriptions néopuniques, par M. Mhamed Fantar, Inspecteur des Antiquités tunisiennes. Introduction

  • Le site et son nom antique
  • Les sources de l’histoire de Thibursicum Bure
  • Les stèles de Téboursouk
    • Chapitre I. - Les stèles anépigraphes (n°s 1-15)
    • Chapitre Il. - Les stèles à inscriptions néopuniques (n°s 16-35)
  • Conclusion
  • Index :
    • Iconographique
    • Onomastique
  • Planches I à XII

Extraits d’articles

Catalogue des fibules de bronze gallo-romaines de Haute-Normandie.

Extrait du ch. l : La fibule est-elle un élément chronologique ?
Peut-on à l’égal de la céramique considérer la fibule en bronze comme un bon élément chronologique permettant la datation d’un site ? Il ne le semble pas avec la même précision, mais il est cependant indubitable que des catégories ou certains types particuliers ne sont apparus qu’à une certaine époque mais leur usage a pu se continuer et se conserver pendant de très nombreuses années. Les fibules à ressort apparent ou caché, survivance des fibules celtiques de la Tène I ou Il, ont cessé d’être fabriquées vers la fin du Ier siècle après J.-C., supplantées par les fibules à charnière cachée dans un repli de l’arc, puis à charnière dont la goupille passe dans deux petites plaques fixées sous l’arc ou la plaque qui apparaissent au IIe siècle ; de même les fibules largement émaillées de décors variés ou zoomorphes sont l’apanage de la fin du IIe siècle et du IIIe. Les fibules cruciformes ou en arbalète sont plus tardives encore, datant du IVe siècle et ont été certainement fabriquées jusqu’au Ve siècle et peut-être plus tard. De même, certains types ont évolué tout en conservant un aspect général commun. Il en est ainsi de la fibule à queue de paon dérivant de fibules de la Tène III, conservant longtemps son ressort et dont l’apogée d’utilisation paraît être le milieu ou la fin du Ier siècle, puis évoluant en gardant l’aspect général mais devenant fibule à charnière au IIe siècle. En Haute-Normandie, certains sites fouillés ces dernières années suivant une stratigraphie rigoureuse (le Bois-l’Abbé près Eu, la villa de Colleville près Fécamp, le fanum de Cracouville) ont pu être datés par de nombreux éléments (céramique, monnayage) et la date de l’abandon ou de la destruction de l’habitat est ainsi établie. Dans ces sites, on constate une fourchette assez précise des types de fibules. Absence des types de la Tène II finale, de fibules à charnière avec goupille passant dans deux petites plaques et de fibules à queue de paon avec plaque circulaire ou rhomboïde. Par contre, dans des sites longuement habités, tel que le Vieil-Évreux, toutes les catégories de fibules ont été découvertes avec cependant des prédominances de types indiquant peut-être une occupation plus importante à une époque donnée. Il en est de même pour les cimetières qui ont pu être utilisés pendant une période de plusieurs siècles (Caudebec-lès-Elbeuf paraît avoir été en fonction de la fin du Ier siècle au IIIe). On doit aussi considérer, le bronze ne s’altérant qu’assez peu, que ces fibules constituaient un élément décoratif ou des broches ressortant de la bijouterie plutôt que d’un élément vestimentaire ordinaire ; elles ont pu être longtemps conservées avant d’être remises en hommage à un mort ou à un dieu ou même perdues (…)



Recueil d’inscriptions palmyréniennes provenant de fouilles syriennes et polonaises récentes à Palmyre.

Depuis la parution du dernier volume du Corpus Inscriptionum Semiticarum consacré aux inscriptions palmyréniennes (Pars Secunda, tomus tertius), nombre de nouveaux textes sont venus enrichir ce domaine de l’épigraphie ouest-sémitique. Des recueils importants (Inventaire des inscriptions de Palmyre X et XI, La Palmyrène du Nord-Ouest, Inventaire des inscriptions palmyréniennes de Doura-Europos, Recueil des tessères de Palmyre), des rapports de fouilles, enfin des articles dispersés dans de nombreuses revues, contiennent près d’un millier d’inscriptions. Le présent recueil se limite à des inscriptions découvertes dans des fouilles publiées après guerre : fouilles syriennes dans les tombeaux des nécropoles ouest, sud-ouest et sud-est, ainsi qu’aux approches de la source Efqâ, fouilles polonaises au Camp de Dioclétien et dans la nécropole ouest. Toutes ces inscriptions ont été revues et certaines lectures ont pu être corrigées. Pour le Camp de Dioclétien, je redonne ici les textes déjà publiés dans le fascicule VI de L’Inventaire, car il est épuisé. Il m’a paru nécessaire d’indiquer pour chaque inscription le type de l’écriture. Puisque l’étude de la paléographie palmyrénienne reste encore à faire, malgré la mise au point de J. Cantineau qui date de 1935 et les contributions plus récentes, on n’a adopté que les distinctions les plus évidentes ; nos notices retiennent les types suivants : archaïque (seconde moitié du Ier siècle a. C.), arrondi (au Ier siècle p. C., mais parfois plus tard), classique (déjà brisé ; surtout au IIe siècle) et maniéré (tardif), ainsi que la cursive et semi-cursive. Les lettres sont parfois tracées ou reprises à la peinture rouge ; ces cas sont signalés. Quand l’inscription accompagne un relief, le style de celui-ci est précisé dans la mesure du possible ; là non plus, les critères de datation ne sont pas très sûrs. J’ai donc adopté le classement commode de H. lngholt, établi pour les bustes funéraires : 1re catégorie recouvrant grosso modo le Ier siècle p. C. et la première moitié du second ; 2e catégorie : la seconde moitié du IIe siècle ; 3e catégorie : le IIIe siècle. Il va sans dire que ces dates n’ont rien d’absolu et ne serviront que de repères chronologiques. La présentation des textes s’efforce d’être la plus claire possible. Dans la traduction, les parties incertaines sont rendues en romaine pour les distinguer des parties sûres imprimées en italique ; dans la transcription, les lettres partiellement abîmées dont il reste assez pour les identifier sans risque d’erreur ne sont pas munies du petit cercle (°) qui marque les lettres douteuses (…)



Téboursouk, stèles anépigraphes et stèles à inscriptions néopuniques.

Téboursouk est une ville de la région tellienne, construite en amphithéâtre sur les flancs d’une montagne appelée Sidi Rahma, à une altitude située entre 400 et 500 m. Pour la mieux situer géographiquement, disons qu’elle se trouve à 100 km de Tunis et à 7 km au nord-est de Dougga. Téboursouk est actuellement chef-lieu d’une délégation ; sa population est évaluée à 10 000 habitants. La ville moderne de Téboursouk, avec ses maisons aux belles façades blanchies à la chaux, ses mosquées, ses zaouias, occupe le site d’une très vieille cité africaine : il s’agit de l’antique Thibursicum Bure, comme en témoignent les nombreuses inscriptions latines, découvertes çà et là à travers les monuments antiques et modernes. Voyageurs et archéologues du siècle dernier étaient vivement intéressés par la cueillette de ces inscriptions qui devaient contribuer largement à une meilleure connaissance du passé de cette ville, dont le nom, faut-il le rappeler, nous a été transmis sous deux formes différentes. Dans les inscriptions, nous trouvons le plus souvent la forme Thibursicum Bure. Mais saint Augustin écrit Thubursicum Bure. Dans les procès-verbaux de la conférence de Carthage, tenue en 411, nous lisons Thubursicensis Bure. Il y a aussi la forme Thubursicuburensis. Mais quelle qu’en soit l’orthographe, l’origine du nom n’est pas latine. Dans une communication faite en 1902 devant les membres de l’Institut de Carthage, le Dr Bertholon proposa, pour Téboursouk, une étymologie grecque : il rattachait Thibursicum Bure à [une ]expression qui signifierait « le marché aux peaux ». Une étymologie grecque a été proposée d’ailleurs pour de très nombreux toponymes d’Afrique du Nord. Le Dr Bertholon s’en servait comme appui pour sa thèse relative à une colonisation européenne de l’Afrique du Nord qui serait antérieure à la plus haute antiquité phénicienne. Le caractère fantaisiste de ces étymologies n’a pas échappé aux philologues (…)

Pour se procurer cet ouvrage :
Site : https://www.peeters-leuven.be/
Peeters Publishers – Bondgenotenlaan 153, B-3000 Leuven, Belgique
tél. 00 32 (0) 16 24 40 00
peeters@peeters-leuven.be
Bureau Paris - 52, Boulevard Saint-Michel, F-75006 Paris
tél. 01 40 51 89 20


imprimer


Site réalisé avec SPIP 2.1.10 + AHUNTSIC