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Mémoires de l’Institut de France. Tome XLIII/1

Le Manichéen Faustus de Milev. | Les noms du cheval chez les Celtes. | La Tripolitaine et le Sahara au IIIe siècle. | La Maison des fresques de Doura-Europos.


190 p.
Parution : 1933
Prix : 31 €




Table des matières
Le Manichéen Faustus de Milev, par P. Monceaux

Les noms du cheval chez les Celtes, par J. Loth

La Tripolitaine et le Sahara au IIIe siècle de notre ère, par S. Gsell

La Maison des fresques de Doura-Europos, par M. Rostovtzeff et A. Little

Extraits d’articles

Le Manichéen Faustus de Milev. Restitution de ses capitula

De tous les Manichéens d’Occident, Faustus de Milev est aujourd’hui le mieux connu. C’est le seul dont nous possédions un grand ouvrage : ouvrage conservé en entier, comme nous le verrons. Faustus était né vers 340 en Numidie, à Milev. Il appartenait à une famille assez humble, qui était encore païenne. Sur la condition sociale de la famille nous avons le témoignage de l’évêque d’Hippone, qui connaissait bien les hommes et les choses de Milev par son ami Severus, évêque catholique de cette ville : Faustus, nous dit Augustin, était le fils « d’un pauvre homme de Milev » (…)



Les noms du cheval chez les Celtes en relation avec quelques problèmes archéologiques

Depuis les temps historiques les plus lointains, le cheval a tenu le principal rôle parmi les animaux domestiques. C’est l’animal noble par excellence. Par son rôle éminent à la guerre, par sa prestance qui le désignait pour les pompes du triomphe et les parades, il est de bonne heure devenu le favori des conducteurs d’hommes et de leurs hérauts, les poètes. Toutes les lyres ont résonné en son honneur ; le Livre de Job, Homère, Virgile le célèbrent à l’envi. De serviteur, il s’est élevé au sommet de l’échelle sociale. Le nom du principal officier de la cour des rois- francs, en vieux-haut-allemand marhascalc, germanique marhascalca-, signifie étymologiquement « serviteur du cheval ». De nos jours, le cheval de luxe a, sans exagération, sa cour et compte parmi ses plus dévoués admirateurs les grands et les riches de la terre. Il tient, si je puis m’exprimer ainsi, dans ses sabots, la fortune ou la ruine d’une foule de gens des conditions sociales les plus diverses . Son dressage est le fruit de longues et savantes études, et son éducation, le chef-d’oeuvre de la science hygiénique. Il n’est pas jusqu’à sa généalogie qui ne soit tenue avec un soin rigoureux (…)



La Tripolitaine et le Sahara au IIIe siècle de notre ère

Les belles fouilles du Gouvernement italien attirent l’attention sur la plus illustre des cités antiques de la Tripolitaine, Leptis la Grande. Elle fut, on le ait, la patrie de Septime Sévère. Vieille peut-être de plus d’un millénaire à l’avènement de ce prince, elle avait tenu une place honorable, importante même, dans l’histoire de l’Afrique du Nord. Colonie phénicienne, elle paraît être devenue, sous la domination de Carthage, le chef-lieu d’une province qui embrassait toute la région des Syrtes. Ville libre et alliée de Rome dans le dernier siècle avant notre ère, elle avait été ensuite rattachée à l’Empire, et Trajan lui avait accordé le titre de colonie. Sa prospérité reposait à la fois sur la culture et sur le commerce. Maîtresse d’un vaste territoire, sorte de bastion qui, dominant presque la Méditerranée, appelle et retient les pluies, trop rares sur le reste du littoral syrtique, elle avait tiré le meilleur parti de cette situation privilégiée : dès l’époque de Jules César, d’immenses plantations d’oliviers couvraient un sol qui leur convenait à merveille.(…)



La Maison des fresques de Doura-Europos

La maison où nous avons découvert, cet hiver, les fresques qui représentent des cavaliers iraniens poursuivant leurs ennemis vaincus, est proche voisine de la maison des Archives (Comptes-rendus de l’Académie des lnscriptions, 1931, p. 162 et suiv.). Un coup d’œil sur le plan de la partie centrale de la ville montre que la maison faisait partie du quartier commercial de la cité. Tout près d’elle se trouvent plusieurs autres maisons qui ont chacune une série de boutiques : une maison qui donne sur le ravin, une autre à l’ouest de l’arc de triomphe sur le côté sud de la rue de Palmyre et la maison des Archives. Notre maison, elle aussi, a trois magasins qui forment sa façade ouest. Cette façade donne sur un des cardines de la ville, celui qui conduit du temple d’Atargatis vers une grande place, peut être l’Agora. (…)

Pour se procurer cet ouvrage :
Site : https://www.peeters-leuven.be/
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tél. 00 32 (0) 16 24 40 00
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