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2020

Jean-Marie DENTZER

Né le 26 septembre 1935 à Strasbourg, Jean-Marie DENTZER, qui avait été élu membre de l’Académie, le 8 février 2002, au fauteuil de Michel LEJEUNE, après avoir été nommé correspondant le 22 novembre 1996 en remplacement de M. Jean-Paul Lebeuf, s’est éteint à Paris le 29 octobre 2020, à l’âge de 85 ans.

L’un des meilleurs archéologues de sa génération, tout à la fois orientaliste et historien de l’Antiquité classique, Jean-Marie DENTZER consacra, dans un esprit pleinement pluridisciplinaire, d’importants travaux à l’étude du mode d’occupation, de l’organisation et de l’urbanisme de l’espace du Proche-Orient hellénistique et romain. C’était également un spécialiste reconnu de l’interprétation des représentations figurées – notamment celles du banquet couché en Orient, sujet de sa thèse de doctorat d’État.

Normalien, agrégé de lettres classiques et docteur ès lettres, ancien membre de l’École française de Rome, puis pensionnaire de l’Institut français d’Archéologie du Proche-Orient, Jean-Marie DENTZER était professeur émérite à l’Université de Panthéon Sorbonne. Fondateur en 1974 de la Mission archéologique française en Syrie du Sud qui opère dans la région du Hauran autour du site de Bosra, directeur de l’Institut français d’Archéologie du Proche-Orient de 1996 à 1999, il a été le promoteur inlassable d’importantes entreprises visant à la sauvegarde du patrimoine archéologique de cette partie du monde où il pilota des entreprises marquantes dans des sites aussi fameux que ceux de Palmyre, la Venise des sables, Pétra en Jordanie, ou bien encore Madâ’in Sâlih, l’ancienne Hégra des Nabatéens, dont il lança la première mission française, et qui a été depuis lors inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Fondateur et directeur de l’ERA n° 20 du Centre de Recherches archéologiques (CNRS) de 1976 à 1994 pour l’archéologie sud-syrienne et jordanienne, il contribua à la fondation de la Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie à Nanterre et à celle de l’UMR ArScAn. Il fut également une figure majeure de la commission des fouilles archéologiques du ministère des Affaires étrangères dirigée par le Président de l’Académie Nicolas GRIMAL avec lequel il conduisit une exploration fructueuse du Sinaï nabatéen. Membre du Deutsches Archäologisches Institut de Berlin et de la Société nationale des Antiquaires de France, il présida en 2013 l’Institut ainsi que l’Académie, au sein de laquelle il contribua, aux côtés de son confrère Christian ROBIN, à la création d’une nouvelle collection intitulée : « Épigraphie et Archéologie » dont il préfaça le premier volume paru qui est le premier fascicule de l’Atlas archéologique et épigraphique de Pétra dû à Leila Nehmé. Sa riche bibliographie comptait de nombreux ouvrages parmi lesquels on se bornera à citer les 2 vol. qu’il dirigea de Hauran I. Recherches archéologiques sur la Syrie du sud à l’époque hellénistique et romaine (1985-1986), le guide archéologique qu’il écrivit avec son épouse Jacqueline Dentzer-Feydy sur Le Jebel-al ’Arab : histoire et patrimoine. Au musée de Suweida (1991), enfin une élégante monographie qu’il procura avec Christian Augé sur Pétra : la cité des caravanes en collaboration (1999).

Edda Bresciani

Née le 23 septembre 1930 à Lucques, Edda Bresciani, qui avait été nommée correspondant étranger le 13 février 1998, à la place de Glen Bowersock, est décédée à Lucques le 29 novembre 2020, à l’âge de 90 ans.

Philologue tout à la fois démotisante et sémitisante, historienne et archéologue, pionnière dans l’usage des nouvelles technologies appliquées à l’archéologie, Edda Bresciani était spécialiste du Moyen Empire, auquel appartient la nécropole de Kheloua (Fayoum) dont elle dirigea les fouilles, et de l’Égypte perse, ptolémaïque, romaine et chrétienne. Professeur émérite d’égyptologie à l’Université de Pise, dans une chaire créée spécialement pour elle, Edda Bresciani a longtemps présidé le comité scientifique de la fondation du museo egizio de Turin. Ses recherches archéologiques se sont déployées autour de nombre de sites importants : Assouan, à l’occasion de l’opération célèbre de sauvetage des temples de la Nubie, Thèbes où elle conduisit plusieurs fouilles, notamment dans les tombes du vizir Nebneterou (XIIe dynastie) et de la famille du gouverneur Montouemhat (XXVIe dynastie), Saqqarah où elle étudia la tombe du vizir Bakenranef (VIIe s. av. J.-C.), ou bien encore Medinet Maadi où elle mit au jour dix églises paléochrétiennes. Membre de l’Accademia dei Lincei et du Deutsches Archäologisches Institut, fondatrice en 1978 de la revue annuelle Egitto e vicino Oriente, Edda Bresciani nous laisse une œuvre impressionnante comptant plus de 300 titres, parmi lesquels de nombreux livres et catalogues d’exposition, dont on se bornera à citer les plus récents : Il volto di Osiri, tele funerarie dipinte nell’Egitto romano (1996), La porta dei sogni. Interpreti e sognatori nell’Egitto antico (2005, traduit en français) et Ramesse secondo (2012). Edda Bresciani était une personnalité passionnée et lumineuse, généreuse de sa science, dont la presse italienne a salué avec émotion la disparition en la couronnant « Reine des égyptologues ».

Mario Torelli

Élu correspondant étranger à la place de Paul-Hubert POIRIER, le 13 mai 2016, Mario Torelli est décédé à Palerme, le 27 août 2020, à l’âge de 83 ans.

Professeur émérite à l’Université de Pérouse, membre de l’Accademia dei Lincei, de l’Académie des Sciences de Turin et du Deutsches archäologisches Institut, c’était un étruscologue de réputation internationale et l’une des grandes figures italiennes de l’histoire de l’art et de l’archéologie classique. Lauréat du prix Balzan en 2014, il laisse une œuvre importante, dont on ne citera que quelques-uns des volumes les plus récents : Semainein, Significare. Scritti vari di ermeneutica archeologica (2012), Storiadell’urbanistica : il mondo romano (20073) écrit avec Pierre GROS, membre de l’Académie, et Storia degli Etruschi (19973). Mario Torelli avait assuré le commissariat scientifique de neuf expositions de 1985 à 2005.

Jean Vezin

Élu correspondant, le 21 novembre 1997, le médiévisteJean Vezin est décédé à Colombes, le 27 août 2020, à l’âge de 87 ans. C’était un spécialiste reconnu internationalement de paléographie latine et de codicologie.

Ancien élève de l’École des Chartes et ancien membre de la Casa de Velázquez, Jean Vezin fut pendant trente ans directeur d’études à l’École pratique des Hautes Études (IVe section). Il dirigea, de 1985 à 1998, l’École des bibliothécaires-documentalistes de l’Institut catholique de Paris. Comptant parmi les pionniers de l’interdisciplinarité, il cofonda l’équipe mixte EPHE-CNRS « Études de pigments, histoire et archéologie ». Membre correspondant de la direction centrale des Monumenta Germaniae historica, il avait été codirecteur des Chartæ Latinæ Antiquiores, et cofondateur, au sein de l’Union académique internationale, de la collection de fac-similés des Monumenta palæographica Medii Ævi. Il laisse une œuvre abondante, dont plusieurs monographies parmi lesquelles on citera ses éditions des « Scriptoria » d’Angers au XIe siècle et des Documents comptables de Saint-Martin de Tours à l’époque mérovingienne.

Jean-Louis FERRARY

Né le 5 mai 1948 à Orléans, Jean-Louis FERRARY, qui avait été élu membre de l’Académie le 22 avril 2005, au fauteuil de Maurice EUZENNAT, est décédé à Paris le 9 août 2020, à l’âge de 72 ans.

Spécialiste de l’histoire politique, intellectuelle, philosophique et diplomatique du monde hellénistique au contact des Romains, Jean-Louis FERRARY était aussi un historien des idées et de la philosophie politique antiques. Latiniste et épigraphiste, il dirigeait la série latine de la « Collection des Universités de France », et co-dirigeait la Revue philologique. Historien des institutions, du droit et de la législation de la Rome ancienne, il collabora à des entreprises collectives liées au droit romain et comptait parmi les meilleurs historiens de l’érudition classique sous la Renaissance.

Normalien, agrégé de lettres classiques, ancien membre de l’École française de Rome et docteur ès lettres, Jean-Louis FERRARY était directeur d’études émérite à l’École pratique des Hautes Études (IVe section). Il présida le Centre Glotz (URA 1979 puis UMR 8585) de 1995 à 2009 et le conseil d’administration de l’École française de Rome de 2011 à 2016. Visiting Professor de la British Academy en 1987, visiting Member à l’Institute for Advanced Study de Princeton en 1993, il était, entre autres, membre du Bureau de l’Association Guillaume-Budé, membre du Conseil de la fondation Hardt à Vandœuvres (Suisse), correspondant du Deutsches archäologisches Institut de Berlin, membre honoraire de la Société russe des Antiquisants de Moscou et membre de l’American Philosophical Society (Philadelphie). Il avait été élu membre correspondant de la British Academy en 2018. La même année il présida l’Académie et l’Institut de France. Nommé en 2013 codirecteur du fonds Louis ROBERT de l’AIBL, aux côtés de Glen BOWERSOCK, il publia en 2014 Les mémoriaux de délégations de Claros d’après la documentation conservée dans ce fonds. Sa riche bibliographie comptait de nombreux ouvrages parmi lesquels on se bornera à citer sa thèse de doctorat parue en 1988 (Philhellénisme et impérialisme. Aspects idéologiques de la conquête romaine du monde hellénistique), ses Recherches sur les lois comitiales et sur le droit public romain (2012), Dall’ordine repubblicano ai poteri di Augusto. Aspetti della legislazione romana (2016), et un recueil de ses articles parus en 2017 sous le titre : Rome et le monde grec.

Marc FUMAROLI

Né à Marseille le 10 juin 1932, MARC FUMAROLI, qui avait été élu, le 2 mars 1995, membre de l’Académie française au fauteuil d’Eugène IONESCO, puis à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, le 30 janvier 1998, au fauteuil de Georges DUBY, est décédé à Paris le 24 juin 2020, à l’âge de 88 ans. A l’issue de la messe de ses funérailles, qui a été célébrée par le P. Jean-Robert Armogathe, correspondant de l’AIBL, et à laquelle de nombreuses personnalités ont assisté, dont le ministre de la Culture Franck Riester, les honneurs militaires lui ont été rendus par un détachement de la section d’honneur Île de France armée par le78e régiment d’artillerie d’Afrique.

Le Professeur Marc FUMAROLI était un historien de la rhétorique à la Renaissance et à l’âge classique, un spécialiste de la littérature française des XVIIe-XVIIIe siècles, mais aussi un grand connaisseur des arts en Italie et en France aux mêmes périodes ; il avait également consacré d’importantes études à la tradition de l’humanisme en France et notamment au comte de Caylus.

Agrégé de lettres classiques, ancien pensionnaire de la Fondation Thiers, docteur ès-lettres, Marc FUMAROLI avait occupé des postes d’enseignement à l’Université de Lille, puis à la Sorbonne, et dirigé, de 1984 à 1994, le Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles (Sorbonne-C.N.R.S.). Professeur au Collège de France de 1986 à 2003 (chaire « Rhétorique et société en Europe (XVIe-XVIIe siècles) »), « Professor at large » de l’Université de Chicago au titre du Department of Romance Languages and Literatures et du Committee on Social Thought de 1997 à 2006, il présida longtemps la commission générale de terminologie et de néologie, placée sous l’autorité du Premier Ministre.

Chacun sait que l’œuvre de Marc FUMAROLI était considérable – une trentaine de livres, devenus tous des classiques tel L’âge de l’éloquence : rhétorique et res literaria, de la Renaissance au seuil de l’époque classique (1980), Le Poète et le roi. Jean de La Fontaine en son siècle (1997), La Diplomatie de l’esprit (2001), Chateaubriand. Poésie et terreur (2003) ou bien encore La République des Lettres (2015) – et plus de 400 articles. Cette œuvre exceptionnelle lui avait valu une très large consécration nationale et internationale. Docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde (Frédéric II de Naples, Bologne, Gênes, Munster, Complutense de Madrid), membre de l’Accademia dei Lincei, de l’Accademia Clementina, de la British Academy, de l’American Academy of Arts and Letters (New York) et de l’American Philosophical Society (Philadelphie), Marc FUMAROLI participait aux travaux de nombreuses sociétés savantes françaises et étrangères, et en présida plusieurs, dont la Société internationale pour l’Histoire de la Rhétorique, l’Association pour la Sauvegarde des Enseignements littéraires (SEL), la Société d’Histoire littéraire de la France et la Société des Amis du Louvre. Intellectuel de haute réputation, il donnait régulièrement des articles à des quotidiens et des hebdomadaires français et étrangers. Il avait reçu le grand prix de la Fondation Balzan en 2001.

Francis RAPP

Né à Strasbourg le 27 juin 1926, Francis RAPP, qui avait été élu membre de l’Académie le 26 mars 1993, au fauteuil d’Emmanuel LAROCHE, est décédé à Angers le 29 mars 2020, à l’âge de 93 ans.

Le Professeur Francis RAPP était un médiéviste, particulièrement renommé en France et en Allemagne, pour ses travaux fondamentaux sur l’histoire religieuse au bas Moyen Âge, et notamment sur les institutions et les sociétés ecclésiastiques, ou bien encore sur les mentalités et la spiritualité avec des études remarquables sur la mystique rhénane. Historien de la Réforme, spécialiste de l’histoire du Saint-Empire romain germanique, il était également réputé comme historien de l’Alsace, à laquelle il consacra plusieurs ouvrages et des dizaines d’études, toutes composées à partir des sources mêmes.

Reçu 1er à l’agrégation d’histoire en 1952, ancien pensionnaire de la Fondation Thiers et docteur ès-lettres, le Professeur Francis RAPP accomplit l’essentiel de sa carrière à l’Université de Strasbourg où il occupa la chaire d’histoire du Moyen Âge de 1974 à 1991. Homme d’une large et généreuse ouverture d’esprit, il siégea au sein de très nombreuses sociétés savantes et académies (Académie d’Alsace, Académie des Marches de l’Est, Akademie der Wissenschaften in Göttingen), et participa à l’activité de nombreuses commissions, dont le Conseil supérieur des Universités, le Comité national du C.N.R.S., les Conseils scientifique et d’Administration de l’École des Chartes ainsi que de l’École française de Rome ou bien encore, outre-Rhin, la Commission d’histoire de la civilisation urbaine de l’Académie de Göttingen et le comité de rédaction de la revue Archiv für die Reformationsgeschichte. Son œuvre, considérable, compte un grand nombre d’ouvrages incontournables dans les vastes domaines d’études qui lui étaient chers et dont il savait communiquer les enseignements avec une remarquable chaleur humaine. Bornons-nous à n’en citer que quelques-uns des principaux : son livre magistral sur L’Église et la vie religieuse en Occident à la fin du Moyen Âge (1971, réédité à quatre reprises), sa thèse de doctorat Réformes et réformation à Strasbourg. Église et société dans le diocèse de Strasbourg (1450-1525), son maître-livre de 1989 sur Les origines médiévales de l’Allemagne moderne. De Charles IV à Charles Quint (1346-1519), ou bien, plus près de nous, sa synthèse lumineuse sur Le Saint-Empire romain germanique d’Othon le Grand à Charles Quint, parue en 2000.

Jean DELUMEAU

Né à Nantes le 18 juin 1923, Jean DELUMEAU, qui avait été élu membre de l’Académie le 26 février 1988, au fauteuil de Georges DUMÉZIL, est décédé à Brest le 13 janvier 2020, à l’âge de 96 ans.

Normalien, agrégé d’histoire, ancien membre de l’École française de Rome et docteur ès-lettres, le Professeur Jean DELUMEAU était un historien moderniste de haute renommée internationale, spécialiste du christianisme et de l’histoire de l’Occident chrétien – notamment à l’époque de la Réforme et de la Contre-Réforme –, mais aussi de l’histoire de la Bretagne, de l’époque de la Renaissance ou bien encore de l’histoire de la Rome pontificale des XVe et XVIe siècles. Maître de conférences, puis professeur jusqu’en 1970 à la faculté des lettres de Rennes, où il conçut ses premiers travaux dans le sillage de l’École des Annales, Jean DELUMEAU fut, à partir de 1963, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, puis directeur associé, et professa de 1970 à 1975 à l’Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne. Auparavant, de 1964 à 1970, il avait dirigé le Centre armoricain de Recherches historiques. Élu, en 1975, Professeur au Collège de France, il y enseigna durant quelque deux décennies l’histoire des mentalités religieuses dans l’Occident moderne. Médaille d’argent du CNRS en 1962, médaille d’or de la ville de Rome en 1985, il était docteur honoris causa des Universités de Liège, Sherbrooke (Canada), Porto, Deusto (Bilbao-Saint-Sébastien) et Bucarest. Grand Prix Gobert de l’Académie française en 1968 pour La civilisation de la Renaissance, Grand Prix des Écrivains catholiques en 1977 pour Le christianisme va-t-il mourir ?, Grand Prix d’Histoire de la Ville de Paris en 1981, il reçut en 1986 le Prix de l’Association française des Écrivains croyants et, la même année, le Prix d’Histoire du ministère de la Culture.

L’un des principaux représentants de l’histoire des mentalités, on lui doit des travaux fondamentaux, immédiatement devenus des classiques, dans le domaine de l’anthropologie culturelle et religieuse : histoire de la peur, du sentiment de sécurité, de l’espérance. Il en a résulté plusieurs grands livres, souvent réédités et traduits dans un grand nombre de langues : La Peur en Occident (XIVe-XVIIIe s.). Une cité assiégée (1978) ; Rassurer et protéger. Le sentiment de sécurité dans l’Occident d’autrefois (1989) ; L’aveu et le pardon (1990) ; Une Histoire du paradis, t. I, Le Jardin des délices (1992), t. 2, Mille ans de bonheur (1995) ; t. 3, Que reste-t-il du Paradis ? (2000) ou bien encore A la recherche du paradis (2010), pour se borner à une brève sélection. Son dernier ouvrage, paru en 2015, s’interrogeait sur L’avenir de Dieu.

Intellectuel engagé dans son temps et homme de foi, Jean DELUMEAU était notamment membre du comité de parrainage de la coordination pour l’éducation à la non-violence et à la paix et membre d’honneur de l’Observatoire du patrimoine religieux, une association multiconfessionnelle qui œuvre à la préservation et au rayonnement du patrimoine culturel français.

Albrecht Dihle

Élu correspondant de l’AIBL, le 19 décembre 1986, à la place de Roberto Sabatino Lopez, Albrecht Dihle s’est éteint à Cologne, le 29 janvier 2020, à l’âge de 96 ans.

Albrecht Dihle était un helléniste internationalement reconnu pour ses études consacrées en particulier à l’histoire des idées morales de la Grèce considérées principalement dans leurs rapports avec la pensée chrétienne, et à celle des relations entre la Grèce et les pays orientaux, et en particulier avec l’Inde. Professeur aux Universités de Cologne puis de Heidelberg (1958-1989), il était familier des grandes universités américaines (Harvard, Stanford, Berkeley, Princeton) qui l’invitèrent fréquemment comme Visiting Professor, ce qui contribua à étendre sur une vaste échelle le rayonnement de ses travaux. Membre de nombreuses académies allemandes, de la British Academy et de l’American Academy of Arts and Sciences, il était docteur honoris causa des Universités de Berne, d’Athènes et de la Macquarie University in Sydney. Parmi les ouvrages les plus marquants de son oeuvre immense, on mentionnera notamment : Studien zur griechischen Biographie (1956, 19702), Die Goldene Regel. Eine Einführung in die Geschichte der antiken und frühchristlichen Vulgärethik (1962), The Theory of Will in Classical Antiquity (1982), Die griechische und lateinische Literatur der Kaiserzeit. Von Augustus bis Justinian (1989) ou bien encore Die Griechen und die Fremden (1994).



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