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Séance du 6 juilet 2018

– Note d’information de M. Azedine BESCHAOUCH, associé étranger de l’AIBL : « Sodalités africo-romaines et culture grecque. A propos d’une mosaïque de Thysdrus (El-Jem) en Tunisie. »

Résumé :La présente note d’information prolonge les analyses présentées dans le cadre du colloque intitulé « La Méditerranée d’une rive à l’autre : culture classique et cultures périphériques » (voir dans Cahiers de la Villa Kérylos, n° 18, Paris, 2007, p. 185-199, la communication « Référents grecs, expression latine : à propos de la culture des modalités africaines »). On veut, en particulier, attirer l’attention sur un motif dont la présence sur une célèbre mosaïque d’El-Jem (Thysdrus), en Tunisie, (« La mosaïque de Silène ivre et les amours vendangeurs ») est demeurée énigmatique. Il s’agit d’une scène singulière : un lion visiblement effrayé par un rat (ou une souris). Le recours à une fable d’Esope et à la rhétorique des sodalités africo-romaines permet de comprendre. Le Lion, on le sait, est la figure emblématique de la sodalité des Leonti. En suggérant la peur du Lion, notre mosaïque tourne en dérision les Leonti. Il s’agit du même procédé que celui que nous avons décelé dans une figure de la mosaïque des « Amours vendangeurs » de Thuburbo Maius, non loin de Carthage. Là c’est la fable d’Esope, intitulée « L’âne, le coq et le lion » qui permet d’expliquer, sur la mosaïque, la scène du Lion en fuite devant un âne. Une précision : la fable d’Esope n’est pas celle intitulée « Le lion et la souris », rendue célèbre par La Fontaine dans sa 11e fable du Livre II et la moralité :« On a souvent besoin d’un plus petit que soi ».

– Communication de M. Lotfi Naddari, maître de conférences à l’Université de Tunis, sous le patronage de M. Azedine BESCHAOUCH : « Les trois temples du forum de Sufetula (Sbeïtla, Tunisie centrale) : un capitole exceptionnel ? »

Résumé :Célèbre par son plan orthogonal et par l’état de conservation appréciable de ses monuments, Sufetula, une cité des Steppes tunisiennes d’époque romaine, demeure insuffisamment connue en dépit des recherches historiques et archéologiques qui lui furent consacrées. On continue en effet à discuter les origines de la ville, son peuplement et son histoire municipale. A l’occasion de sa communication, M. Naddari fera le point sur les trois temples de son forum, ceux qui font la célébrité du site et communément admis par les archéologues, les historiens et les spécialistes de l’architecture romaine comme étant un capitole exceptionnel. Toutefois, la mise à contribution d’une série de dédicaces impériales de valeur indéniable pour écrire l’histoire de l’équipement monumental de cette ville, mais souvent méconnues, il est possible de proposer une nouvelle identification de ces temples et d’en préciser la vocation.

Abstract :Famous for its orthogonal plan and the appreciable state of conservation of its monuments, Sufetula, a city of the Tunisian Steppes of the Roman epoch, remains insufficiently known in spite of the historical and archaeological researches which were devoted to. The origins of the city, its settlements and municipal history are still discussed. In his speech, Mr Naddari will take stock of the three temples of its forum, those which make the celebrity of the site and commonly admitted by archaeologists, historians and the specialists in Roman architecture as being an exceptional capitol. However, with the involvement of a series of imperial dedications of undeniable value to write the history of the monumental equipment of this city, often little known, it is possible to propose a new identification of these temples and to specify their vocation.



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