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Séance du 14 décembre 2018

– Communication de Mme Cécile MORRISSON, membre de l’Académie, et M. Vivien Prigent, chargé de recherche au CNRS : « Les bulles de plomb, source pour l’histoire de l’administration de la province byzantine d’Afrique ».

Résumé : Le musée national de Carthage possède plus d’un millier de sceaux de plomb byzantins la plupart frappés sur place, soit la plus grande collection au monde de ces séries qui constituent une source relativement méconnue de l’histoire de l’Afrique byzantine. Après un rappel historiographique, on donnera quelques exemples des thèmes iconographiques avant d’insister sur d’autres spécificités du bullaire africain telle l’épigraphie mixte gréco-latine, revêtant une multiplicité de formes concomitantes et qui ne peut aider à la datation. Quelques exemples montreront le témoignage des sceaux sur la survivance des institutions urbaines (chartulaires du sitônikon), sur le rôle croissant au VIIe siècle des membres du cubiculum impérial à la tête de l’armée byzantine en Afrique et l’évolution de la structure de ce commandement entre magister militum Africae et magister militum de Numidie ou de Byzacène introduits avec des corps permanents dans les provinces sous Maurice. L’un de ces magistri militum de Numidie, Théoctiste, attesté par Jean de Biclar en 570, fut aussi baiulus (tuteur d’un prince de la famille impériale) et amènera à s’interroger sur les monnaies du jeune Théodose frappées seulement à Carthage, anomalie restée une énigme pour les numismates. Cet aperçu non exhaustif conclura sur l’absence surprenante de toute bulle d’exarque, amenant à s’interroger sur la réalité de la fonction.



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