Accueil du site > Séances et Manifestations > Les séances du vendredi > Séances 2017 > Mai 2017

Séance du 19 mai 2017

Journée d’études « Les archives au secours des temples détruits de Palmyre » 
Communication de M. Pierre GROS, membre de l’Académie : « Les choix formels et ornementaux des concepteurs du temple de Bêl : une relecture à partir des recherches récentes ».

Résumé  : Deux pistes de recherche sont envisagées, la première concernant la forme et la finalité de ce qu’on appelle l’habillage grec du temple, la seconde la signification du choix de l’ordre corinthien pour la colonnade périphérique. Des progrès ont été accomplis, depuis la grande publication monographique, sur l’évolution de la typologie monumentale et sur la séman- tique des ordres, dont il convient désormais de tenir compte. Une comparaison avec les grands pseudo-diptères d’Asie Mineure est à cette occasion esquissée, qui dégage aussi précisément que possible les « modèles » du temple. Il importe de comprendre d’autre part comment l’apparent contraste entre l’enveloppe externe et l’intérieur du sanctuaire procède en fait d’une procédure unique, conduite avec des moyens différents mais animée par une même dynamique, dont plusieurs études ont dégagé les effets dans d’autres domaines, celle dite de l’altérité incluse, au moyen de laquelle l’intégration formelle, qui adopte en l’occurrence le vocabulaire ornemental hellénistique, apparaît comme le moyen le plus efficient de préserver une irréductible identité.

 

Communication de M. Pierre DUCREY, associé étranger de l’Académie : « Paul Collart, de Philippes à Palmyre ».

Résumé  : L’archéologue et professeur suisse Paul Collart serait le premier surpris s’il apprenait qu’en 2014, centième anniversaire du début des fouilles de l’École française d’Athènes à Philippes (Grèce), on avait célébré ses travaux dans ce site par une exposition, un colloque et des conférences. Il le serait encore davantage en apprenant que les archives de la mission qu’il conduisit à Palmyre, dans le sanctuaire de Baalshamin (1954-1956 ; 1966), revêtent soudain, du fait de la destruction de l’édifice par DAECH en 2015, une valeur inestimable. Étonnante survie de l’œuvre scientifique d’un savant modeste et discret, natif de Genève en 1902 et mort dans cette ville en 1981.

 

Pour connaître le programme complet de la journée >>



imprimer


Site réalisé avec SPIP 2.1.10 + AHUNTSIC