Accueil du site > Séances et Manifestations > Les séances du vendredi > Séances 2017 > Décembre 2017

1er décembre 2017

Note d’information de M. Jean-Bernard de Vaivre, correspondant de l’AIBL : « Gustave Schlumberger et le décor de l’auberge du prieuré de France à Rhodes ».

Résumé :L’aile nord-ouest de l’auberge du prieuré de France à Rhodes, peu entretenue durant l’occupation ottomane et endommagée en 1944, a été privée de plusieurs éléments de son décor. Les uns définitivement martelés vers 1850, d’autres – notamment quatre pierres sculptées d’écus - déposées plus tard et qui furent récupérées, un peu avant 1900, par le vice-consul de France, Louis Fradin de Belabre, et disposées dans le dépôt lapidaire qu’il s’était constitué dans son jardin. Le sort de beaucoup de tous ces éléments est inconnu, mais l’auteur de la note d’information avait publié en 2006, dans une étude sur “la prétendue maison de Djem à Rhodes”, les quatre écus précités, qu’il avait précisément identifiés.

Le cheminement de ces éléments du décor peut être aujourd’hui reconstitué grâce aux lettres, conservées à la bibliothèque de l’Institut, adressées par Louis de Belabre à Gustave Schlumberger, à qui il les proposa en novembre 1904. Sclumberger les acquit alors, permettant ainsi de les sauver et de reconstituer précisément l’aspect de la façade de cette aile de l’auberge des chevaliers français.

Communication de M. Jean-Louis FERRARY, Vice-Président de l’Académie : « Les fastes de Privernum et le dispositif césarien à Rome et en Occident à la veille de l’expédition contre les

Résumé :F. Zevi a publié en 2016 des fragments de Fastes de Privernum qui permettent de compléter les Fastes capitolins de 44. Il apparaît que Lépide devint maître de la cavalerie perpetuus lorsque César devint dictateur perpetuus, et qu’était prévue, lorsqu’il partirait pour sa province, la désignation d’un second maître de la cavalerie, M. Valerius Messalla pour la fin de 44, puis Cn. Domitius Calvinus pour 43. L’exposé essaiera de montrer qu’il ne s’agissait que d’une mesure pragmatique, pour pallier l’absence de Rome de Lépide pendant les deux années de son gouvernement provincial, et qu’on n’a ni à postuler un dédoublement durable de la maitrise de cavalerie, ni à spéculer sur l’octroi ou la promesse de cette charge à Octave pendant l’année 42. En revanche, Lépide était la pièce maîtresse du dispositif césarien de contrôle de Rome et de l’Occident pendant la guerre parthe, mais les ides de mars allaient tout changer, en faisant d’Antoine, consul unique, la plus haute autorité légitime dans Rome, et en permettant à Octave, institué comme héritier en première ligne dans le testament de César, de brûler les étapes dans sa conquête du pouvoir.



imprimer


Site réalisé avec SPIP 2.1.10 + AHUNTSIC