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Séance du 30 novembre 2012

Séance de rentrée solennelle sous la Coupole (sur invitation uniquement) :

La vie et les travaux de l’Académie en 2012, par M. Jean-Pierre MAHÉ, Président de l’Académie.

Lecture par M. Jean-Marie DENTZER, Vice-Président de l’AIBL, du Palmarès de l’année 2012 et proclamation des nouveaux archivistes-paléographes.

Allocution d’accueil de M. Michel ZINK, Secrétaire perpétuel de l’Académie.

Discours de M. Roland RECHT, membre de l’Académie : « L’image et le mot. André Chastel, historien de l’art ».

L’histoire de l’art en tant que « science » a connu en France un destin singulier. Durant l’Ancien Régime, la théorie de l’art, énoncée dans le cadre de l’Académie des Beaux-Arts et destinée avant tout aux artistes, a retardé du fait de son hégémonie le développement d’une pensée prenant pour principal objet l’interprétation des œuvres d’art. Au XIXe siècle, l’histoire de l’art dut batailler pour être considérée au même titre que l’archéologie. Elle restera placée au service de l’histoire jusqu’au moment où Henri Focillon sera nommé à la Sorbonne et tentera alors d’élaborer une approche davantage tournée vers les qualités formelles de l’œuvre d’art. Ainsi, dans les années 1930, l’histoire de l’art emprunta dans notre pays deux voies qui semblaient inconciliables : l’étude de l’œuvre d’art comme document historique, et l’étude du monde des formes. Élève de Focillon, André CHASTEL (1912-AIBL 1975-1990) fut séduit par les méthodes analytiques développées notamment au Warburg Institute à Londres. Son intérêt pour la littérature, la philosophie et l’histoire des idées l’orientera de plus en plus vers une histoire de l’art plaçant au centre de son enquête la relation qu’entretiennent l’image et les mots, comme en offre une remarquable illustration son ouvrage sur Marsile Ficin et l’art.

Discours de M. Nicolas GRIMAL, membre de l’Académie : « Orient, Afrique et classicisme : l’Égypte pharaonique face à l’histoire de l’Art »

La civilisation pharaonique doit sans doute à son apparition tardive dans le champ de l’histoire de l’art une position particulière. Ni complètement intégrée dans la réflexion — bien que volontiers considérée comme élément de référence —, ni jamais étudiée dans sa spécificité, sauf par les spécialistes, étant donné la complexité de son référent, elle reste, comme les arts mésoaméricains ou africains, en marge des théories d’histoire de l’art.



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