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Séance du 4 mai 2012


Note d’information de M. Seishi KARASHIMA, sous le patronage de M. Jean-Noël ROBERT : « Nouvelles recherches sur les manuscrits sanscrits bouddhiques provenant d’Asie centrale ».

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Depuis 1889, les manuscrits bouddhiques en sanskrit ont été progressivement découverts en Asie centrale, ce qui suscita l’intérêt des chercheurs en Europe et au Japon. Au cours des deux décennies qui suivirent l’année 1900, Aurel Stein, Albert Grünwedel, Paul Pelliot et bien d’autres conduisirent des expéditions en Asie centrale et en rapportèrent de nombreux fragments sanskrits vers l’Europe, les États-Unis et le Japon. Ces fragments, dont le nombre total pourrait s’élever à vingt-cinq milliers, sont à présent conservés dans diverses institutions, à Londres, Berlin, Munich, Helsinki, Saint-Pétersbourg, Ankara, Yale, Washington, Harvard, Kyoto, Lüshun en Chine et, ici-même, à Paris.Depuis la fin du XIXe siècle, un assez grand nombre de ces fragments ont été catalogués, transcrits ou étudiés par de nombreux spécialistes de chacun de ces pays. Toutefois, à l’exception des collections allemandes, la majorité de ces fragments reste encore à être étudiée. Ainsi, nous avons initié les deux projets suivants :

  • Buddhist Manuscripts from Central Asia : The British Library Sanskrit Fragments (BLSF)
  • Buddhist Manuscripts from Central Asia : The St. Petersburg Sanskrit Fragments (StPSF)

Ces deux projets consistent en la numérisation, la translittération et le catalogage des fragments en sanskrit provenant d’Asie centrale, conservés à Londres et à Saint-Pétersbourg. La présentation contiendra quatre points concernant essentiellement ces projets :

  1. Les procédés d’identification des fragments au moyen des bases de données des textes en sanskrit et en pāli.
  2. L’identification des fragments en utilisant les bases de données des traductions en chinois et en tibétain.
  3. Une mise en lumière des avantages de la photographie numérique des fragments.
  4. L’insistance sur le fait que les fragments devraient être numérisés sans attendre.


Communication de M. Israël Finkelstein, sous le patronage de M. Christian ROBIN : « L’archéologie et l’histoire de Jérusalem, (1000-700 av. J.-C.) ».

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Cette communication traite d’un certain nombre de questions centrales de l’archéologie et de l’histoire de Jérusalem entre 1000 et 700 av. JC, car ces questions reflètent la façon dont on peut - ou doit, reconstruire l’histoire biblique.
La discussion comprend trois parties :

  1. La période de formation - jusqu’au milieu du 9ème siècle. Les fouilles archéologiques intensives à Jérusalem n’ont pu fournir la preuve de la construction au 10ème siècle de fortifications ou d’édifices monumentaux. Jérusalem était à cette époque une modeste bourgade non fortifiée.
  2. Le début de l’essor du royaume – du milieu du 9ème au milieu du 8ème siècle. Un changement radical survint à Jérusalem et en Juda. Les premiers signes d’une construction monumentale apparaissent à ce moment-là.
  3. Le royaume territorial développé : la deuxième moitié du 8ème siècle. Le paysage de Jérusalem et de l’ensemble de Juda se transforment radicalement. Jérusalem s’étend prodigieusement pour atteindre un territoire de plus de 60 hectares. Cette soudaine transformation est le résultat de l’intégration de Juda dans l’économie globale de l’empire assyrien, dès 730 av. JC., et d’un essor démographique sans précédent, conséquence de l’effondrement du Royaume d’Israël.
    L’archéologie alliée à une lecture « archéologique » des différentes strates des récits bibliques relatifs à David et Salomon indiquent que la plupart des textes ont été mis par écrit dans le contexte de l’idéologie et de la théologie de Juda de l’époque de la monarchie tardive, quelques siècles après les règnes des fondateurs de la dynastie davidique. Jérusalem et Juda n’ont vraiment connu la prospérité que lorsqu’elles étaient le vassal de grandes puissances voisines : d’abord Aram-Damas puis l’Assyrie. La véritable importance de Jérusalem, tant au plan physique qu’au plan idéologique, résulte d’une série d’événements qui se produisirent sous l’impact de l’impérialisme Assyrien et de l’effondrement du Royaume du Nord.


    Mots-clés : Jérusalem biblique, Dynastie Davidique, Mont du Temple, Royaumes de Juda et d’Israël


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