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Séance du 15 juin 2012

Séance dans le cadre de la Journée d’études internationale : « Quelques aspects de la production artistique de l’Égypte tardive (1069-30 av. n. è.) »


Allocution d’accueil
par le Sécrétaire perpétuel de l’AIBL, M. Michel ZINK

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« Un art du continent africain ? », par Dietrich Wildung, Ancien directeur du musée égyptien de Berlin, sous le patronage de M. Nicolas Grimal.

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L’histoire de l’art européen a exclu l’Égypte ancienne du classicisme et du primitivisme. L’étude de « l’Égypte en Afrique » se borne aux comparaisons ethnologiques. L’analyse de l’art, surtout de la statuaire révèle des éléments africains dans la figure et le visage humains, non pas seulement dans la production artistique kouchite de la Basse Époque, mais aussi à travers l’histoire jusqu’à l’Ancien Empire. Une des racines de l’art égyptien se trouve au néolithique du Nord du Soudan.




« De véritables statues d’orants dans les temples aux époques tardives et le “principe du retournement” », par Olivier Perdu, Égyptologue attaché à la chaire de Civilisation pharaonique du Collège de France, sous le patronage de M. Nicolas Grimal.

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Notre typologie des statues que les particuliers avaient coutume de déposer dans les temples depuis la fin de l’Ancien Empire n’a jamais permis de mettre en évidence l’existence parmi elles de représentations d’orants. Aux époques tardives, nous pouvons pourtant repérer plusieurs exemples que leur attitude impose de considérer comme des rondes-bosses montrant leur propriétaire en adoration devant la divinité locale. Ils apparaissent aussi bien à l’époque libyenne qu’à la XXVIe dynastie ou sous la domination lagide. Outre ce nouveau rôle pour de tels monuments, ces témoignages mettent en lumière ce que nous pouvons appeler le « principe du retournement », en même temps qu’ils permettent de s’interroger sur le sens des effigies associant au personnage une figure divine, éventuellement insérée dans un naos (statues théophores ou naophores).




« Le “principe du retournement” illustré par des statues antérieures aux époques tardives », par Christophe Barbotin, Conservateur au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre, sous le patronage de M. Nicolas Grimal.

La statuaire égyptienne, au Nouvel Empire, fut animée d’une créativité tout à fait remarquable. Plusieurs typologies nouvelles en sont issues, celles notamment qui restituent sur un seul plan le face à face entre l’être humain et la divinité. Ainsi naquit la gamme des statues théophores et naophores appelée à une très longue descendance au premier millénaire.



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