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Séance du 14 octobre 2011

  • Note d’information de M. Pascal Royère, sous le patronage de Franciscus VERELLEN : « Les travaux de l’École française d’Extrême-Orient sur le site d’Angkor au Cambodge ».
  • Communication de M. Chuch Phoeurn, sous le patronage d’Azedine BESCHAOUCH, ministre de la Culture de Tunisie : « Recherches et travaux récents à Preah Vihear, site du Patrimoine mondial (UNESCO) ».
  • Communication de M. Éric Bourdonneau, sous le patronage de Franciscus VERELLEN : « La fondation du culte du Devarāja. Danse, sacrifice et royauté au Prasat Thom de Koh Ker ».

Communication de M. Éric Bourdonneau

« La fondation du culte du Devarāja. Danse, sacrifice et royauté au Prasat Thom de Koh Ker »

Longtemps négligé depuis les travaux pionniers de Henri Parmentier dans les années 1930, le groupe archéologique de Koh Ker, qui a également beaucoup souffert du pillage, occupe une place singulière dans l’histoire du Cambodge ancien. Situé à 80 km au nord-est d’Angkor, le site correspond à l’ancienne ville de Chok Gargyar, capitale éphémère fondée par le souverain Jayavarman IV (r. 921-941) qui abandonna Yaśodharapura-Angkor où devaient régner jusqu’en 928 les deux fils de Yaśovarman (r. 889-ca. 910). Ce déplacement de la capitale en dehors de la plaine de Siem Reap demeurera un événement unique dans la période angkorienne.
L’épisode a souvent été pris pour une simple parenthèse. Les recherches menées ces dernières années suggèrent au contraire qu’il s’agit d’un moment tout à fait fondateur dans l’histoire angkorienne.
Parmi les nombreux temples de Koh Ker, nous nous intéresserons au plus important d’entre eux, le Prasat Thom, le grand sanctuaire royal construit par Jayavarman IV. Sur de nombreux points, les formules du discours politico-religieux tenu jusqu’alors par les rois angkoriens, s’y trouvent profondément renouvelées. C’est en effet au Prasat Thom qu’apparaît, pour la première fois, la mention de ce que la fameuse inscription de Sdok Kak Thom désignera plus tardivement comme le culte du Devarāja.
Notre attention se portera en particulier sur le programme iconographique en ronde-bosse du Prasat Thom, programme d’une très grande richesse mais qui avait, jusqu’alors, résisté à l’analyse. Une série d’identifications inédites a permis d’en renouveler entièrement la compréhension et, partant, d’éclairer sous un jour nouveau la scène cultuelle où le Devarāja fait son apparition.

Mots-clés :

  • Cambodge
  • royauté
  • sacrifice
  • devarāja
  • iconographie


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