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Séance du 13 mai 2011

Note d’information de Mme Alessandra Charami, épimélète à la IXe éphorie des Antiquités de Grèce, conservateur du Musée de Skhimatari, sous le patronage de MM. Jean-Louis FERRARY et Denis KNOEPFLER, associé étranger de l’Académie : « Fêtes et concours à Tanagra dans une inscription d’époque impériale trouvée à Délion (Béotie) ».

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Communication de M. Louis Painchaud, professeur à l’Université de Laval (Canada), sous le patronage de M. Jean-Pierre MAHÉ : « “Judas cessa de voir Jésus” (EvJud 58, 5-6). Les fragments inédits de l’Évangile de Judas ».

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Judas fidèle disciple de Jésus qui lui demande de l’aider à dépouiller son enveloppe charnelle ; Judas transfiguré montant aux cieux, Judas réhabilité : c’est ainsi que l’on a présenté l’Iscariote lors de la divulgation de l’Évangile de Judas à grand renfort de publicité en avril 2006. Depuis, ce Judas bien de notre temps a été remis en question par plusieurs savants qui n’ont lu dans ce texte ni demande adressée au disciple par le maître, ni transfiguration ni ascension céleste de Judas.
Des fragments du manuscrit, encore inédits, nous procurent de nouvelles portions de texte confirmant que l’Iscariote n’est ni transfiguré ni ne monte aux cieux, et qu’il n’aide pas davantage son maître à accomplir sa mission. Comme les démons de l’Évangile de Marc, Judas sait qui est Jésus, certes, et celui-ci lui révèle bien les « mystères du Royaume ». Mais en « sacrifiant » l’homme en qui Jésus s’est incarné, il inaugure un culte sacrificiel et un dogme par lesquels les disciples et leurs successeurs entraîneront dans l’erreur le troupeau de leurs fidèles. Suprême ironie, Judas deviendra ainsi le prince de ceux-là même qui le maudiront, adeptes assidus de ce culte inique et de ce dogme mensonger.
Au nombre d’une cinquantaine, ces fragments, qui représentent environ 6% du texte, étaient inaccessibles au moment de la publication de l’Évangile de Judas en 2006 et de son édition critique en 2007. Au printemps de 2008, des photographies numériques en ont été communiquées au professeur Gregor Wurst qui a virtuellement reconstruit de nouvelles portions du texte. Il en a affiché sur sa page web une transcription accompagnée d’une traduction anglaise par le professeur Marvin Meyer au cours de l’automne 2009, puis des photographies numériques en janvier 2011. À la demande du Dr Zahi Hawass, alors directeur du Conseil des antiquités, ces fragments ont été rendus à l’Égypte en avril 2010.

Mots clés : Évangile, Judas, fragments, inédits, interprétation



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