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Séance du 17 juin 2011

Note d’information de Mme Frédérique Duyrat, conservateur des monnaies grecques à la Bibliothèque nationale de France, sous le patronage de M. Olivier PICARD : « Henri Seyrig et les Antiquités syriennes à la Bibliothèque nationale de France ».



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H. Seyrig est à l’origine de nombreux dons et acquisitions du Cabinet des Médailles par son intermédiaire. Cet ensemble compte aujourd’hui quelques 5 600 monnaies et 900 objets de l’Antiquité au XXe s. Dans le cadre de cette note d’information, l’éclairage portera surtout sur la collection de monnaies grecques et provinciales romaines dont j’ai la charge. _ Elle accueille une part importante des entrées « Seyrig ». Il est difficile de nommer cet ensemble car il ne s’agit pas à proprement parler d’une collection qui aurait été constituée comme un tout et donnée ou vendue par son propriétaire. Pour mesurer l’originalité d’Henri Seyrig, il est nécessaire de présenter rapidement les caractéristiques de la collection du Cabinet des Médailles, de détailler la carrière d’Henri Seyrig et son intervention en faveur de la collection de la Bibliothèque nationale.


Communication de Mme Danielle Buschinger, professeur émérite à l’Université de Picardie, sous le patronage de M. André CRÉPIN : « Le Livre des faits d’armes et de chevalerie de Christine de Pizan et ses adaptations anglaise et haut-alémanique ».



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Christine de Pizan a écrit son Livre des faits d’armes et de chevalerie vers 1410. Son œuvre est traduite en haut-alémanique au milieu du XVe siècle. L’imprimeur anglais William Caxton traduit et imprime cette œuvre de Christine en moyen-anglais en 1489. Le but de Christine était de rassembler un matériel littéraire pour le rendre accessible aux militaires et préparer les armées françaises à la guerre. Caxton dit que son propos était de montrer aux gentilshommes, aux capitaines et aux soldats comment se comporter « in the fayttes ofwarre & ofbataylles ». On peut supposer que les patriciens bernois germanophones ont fait traduire l’ouvrage de Christine pour des raisons analogues. Ils avaient l’intention de se perfectionner dans l’art de la guerre, avec la perspective d’un conflit avec la Bourgogne, leur voisine. Je vais étudier la technique de traduction, voire d’adaptation de nos deux traducteurs dans l’allocution à la déesse Minerve. Il est impossible de découvrir quels sont les manuscrits français qui leur ont servi de modèles, on constate cependant que tous deux gardent l’esprit et le contenu du texte. Le traducteur alémanique se montre beaucoup plus indépendant que Caxton face à son modèle. Quels sont les commanditaires ? Dans son explicit, Caxton précise que c’est Henry VII, roi d’Angleterre et de France. Pour le texte haut-alémanique cela peut être la chancellerie de Berne ou le conseil de la ville de Berne et le traducteur serait peut-être Bendicht Tschachtlan, chargé des affaires militaires. Il est l’auteur d’une chronique, dans laquelle il fait montre d’une très grande expérience politique et historique et procède à une réécriture, se révélant comme assez doué du point de vue littéraire. L’hypothèse mérite, me semble-t-il, d’être prise en considération.


Mots clefs : guerre | réécriture | traduction | Suisse | Angleterre



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