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Séance du 1er juillet 2011

Note d’information de M. Nicolas GRIMAL
« Fouilles et travaux en Égypte et au Soudan, 1948-2008 »

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Communication de M. Jacques Verger, correspondant de l’AIBL
« La première réformation générale de l’Université de Paris (1366) »

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Alors que l’université de Paris s’était, depuis l’origine, développée de façon empirique, sur la base d’octrois très généraux de privilèges pontificaux ou royaux et d’une multitude de statuts particuliers, partiels et parfois même contradictoires, la « réformation générale » imposée par le pape Urbain V le 5 juin 1366 est le premier texte de ce genre qui nous soit parvenu, ce qui explique son importance dans l’histoire institutionnelle de l’université de Paris et sa fortune historiographique. La connaissance du contexte précis des années 1360 (situation politique du royaume de France, tensions et conflits institutionnels ou doctrinaux à l’intérieur de l’université, conceptions éducatives du souverain pontife) d’une part, l’identification des véritables auteurs de la réforme (en particulier les cardinaux Jean de Blanzac, un juriste méridional, et Gilles Aycelin de Montaigu, un proche de la cour royale, le chancelier Gremier Boniface, le théologien Gérard de Vervins) d’autre part permettent d’apprécier le rôle des diverses parties prenantes (les professeurs de l’université, la papauté avignonnaise, l’évêque de Paris et le chapitre de Notre-Dame, le roi de France Charles V) dans la réforme d’une institution dont le poids politique et l’autorité intellectuelle étaient encore considérables. Enfin, l’analyse du contenu du mandement adressé par le pape aux cardinaux réformateurs ainsi que du texte même de la réforme, qui porta principalement sur le fonctionnement des facultés des arts et de théologie, ainsi que sur l’accès des maîtres et étudiants aux bénéfices ecclésiastiques, fait apparaître, derrière la volonté affichée de retour aux règles traditionnelles, un certain nombre d’innovations prudentes, où se retrouvent à la fois les velléités réformatrices d’Urbain V et la volonté royale de mieux contrôler l’institution universitaire parisienne, dont on a beaucoup d’autres indices dans les mêmes années.

Mots-clés : Charles V, faculté, réforme, université de Paris, Urbain V



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