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Séance du 29 avril 2011

Note d’information de M. Jean-Bernard de Vaivre, correspondant
« Le tombeau du grand maître Pierre d’Aubusson »

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En 1856, disparut, dans l’explosion de la poudre stockée dans son clocher-tour, l’église conventuelle Saint-Jean de l’Ordre des Hospitaliers dans le secteur proche du palais magistral de la ville médiévale de Rhodes. C’est là qu’avaient été inhumés la plupart des grands maîtres et des principaux dignitaires de l’Ordre. Les gisants et dalles tumulaires, dont beaucoup martelés lors de l’invasion de l’armée turque en décembre 1522, ont disparu, seuls ayant subsisté quelques sarcophages et leurs couvercles sculptés, extirpés de l’édifice immédiatement après l’arrivée des Ottomans, lors de la transformation de l’église en mosquée.
Ce que l’on sait du décor funéraire des tombeaux des grands maîtres à Rhodes se résume donc à un petit nombre de fragments échappés à ces deux désastres ; ils ont fait l’objet d’une étude dans les Monuments Piot en 1996.
Il subsiste néanmoins, dans une zone proche de l’ancienne église Saint-Jean, enchâssés dans le portail de la mosquée élevée par Soliman, vainqueur du siège de Rhodes de 1522, des pilastres de marbre dont le décor n’appartient aucunement au répertoire de l’ornementation islamique classique, mais ne peuvent provenir que d’un moment funéraire chrétien. Le style de la sculpture et le répertoire ornemental permettent d’attribuer cette œuvre à un artiste italien, génois ou plus probablement vénitien, et de la dater des environs de 1500.
Le répertoire de l’ornementation de ces pilastres : sablier ailé, crane humain, mais aussi casques, cuirasses, boucliers, arcs, hallebardes, canon et surtout étendards à la croix de la Religion, se rapportent donc à un grand maître ayant remporté une victoire. Seul, Pierre d’Aubusson, décédé en 1503 répond à ces critères.
Une reconstitution de son enfeu est présentée par l’auteur de la communication.


Communication de M. Moshe Bar-Asher
« La place de l’araméen en hébreu moderne »

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_ I. Remarques préliminaires
II. Examen linguistique des araméismes de l’hébreu moderne
A. La composante intégrée (1. Métaplasmes ; 2. Mutations sémantiques ; 3. Emprunt de racines araméennes ; 4. Mots d’inspiration araméenne)
B. La composante insérée ; L’onomastique (Pourquoi choisir des noms araméens ?)
III. Le rôle des araméismes en hébreu moderne
A. Fonction stylistique
B. Fonctions linguistiques (1. Les doublets ; 2. Les préformants)
IV. Les sources d’où proviennent les araméismes
A. La littérature classique
B. Emplois liés à la vie courante
C. La filière fabriquée
V. La récession de la composante araméenne de nos jours
VI. L’influence marginale de l’arabe
VII. Conclusion



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