Accueil du site > Séances et Manifestations > Les séances du vendredi > Séances 2009 > Octobre 2009

Séance du 23 octobre 2009

Note d’information de M. Thierry Sarmant, conservateur-en-chef du cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale de France, sous le patronage de M. Yves-Marie BERCÉ : « Le catalogue des jetons des institutions centrales d’Ancien Régime de la Bibliothèque nationale de France ».

Écouter
IMG/mp3/aibl_23_10_2009_sarmant_ni.mp3

Communication de Mme Nadine Cherpion, archiviste à l’Institut français d’Archéologie orientale du Caire (IFAO), sous le patronage de M. Nicolas GRIMAL : « Le dessinateur Cherubini et la Grammaire de Champollion ».

Écouter
IMG/mp3/aibl_23_10_2009_cherpion_comm.mp3

La Grammaire de Champollion fut publiée chez Didot en trois fascicules, entre 1836 et 1841, d’après le manuscrit de l’auteur, décédé en 1832. En 1993, des épreuves de cette grammaire furent découvertes dans un placard de la Bibliothèque de l’Institut français d’archéologie orientale, au Caire. Ces feuillets, retrouvés dans le plus grand désordre, et qui représentent l’étape intermédiaire entre le manuscrit original, aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de France, et l’ouvrage imprimé, ont un triple intérêt. Le premier intérêt est leur valeur sentimentale pour l’histoire de l’égyptologie : on se retrouve à l’époque où la Grammaire se fait.
En second lieu, ces feuillets sont particulièrement riches d’informations pour l’histoire de l’imprimerie dans la mesure où, en l’absence de fonte hiéroglyphique au moment de la mise en œuvre du livre, l’éditeur – Champollion-Figeac – se tourna vers le procédé tout récent de la lithographie. Le troisième intérêt, et non le moindre, des documents conservés à l’Ifao, est certainement la valeur artistique exceptionnelle des signes hiéroglyphiques recopiés par Salvatore Cherubini – l’un des cinq dessinateurs de la Mission franco-toscane en Égypte – dans le manuscrit de Champollion.
La découverte, à l’Ifao, des épreuves de la
Grammaire est en soi surprenante, car celles-ci sont bien antérieures à la création de l’Institut (1881), et on peut même se demander comment elles sont arrivées en Égypte où elles n’avaient rien à faire, puisque l’ouvrage fut imprimé à Paris. Sur ce point, l’auteur suggérera un possible scénario.



imprimer


Site réalisé avec SPIP 2.1.10 + AHUNTSIC