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Séance du 13 février 2009

Note d’information de Mme Sylvie Hureau, sous le patronage de Jean-Noël ROBERT : « Un rituel d’ordination de religieuses bouddhistes du VIe siècle découvert dans un monastère japonais ».

Lors de fouilles menées récemment dans la bibliothèque d’un monastère qui se dresse sur des collines non loin d’Osaka, on a découvert un manuscrit qui n’a pas d’équivalent dans le canon bouddhique traditionnel sino-japonais. Il s’agit d’un rituel consistant en un ensemble de cinq textes récités lors de cérémonies d’ordination, correspondant chacun à une étape marquant le cheminement d’une laïque vers l’ordination complète : d’abord ordonnée laïque, puis laïque observant les cérémonies d’abstinence et de confession, puis novice, ensuite probationnaire, et enfin religieuse.
Si le genre de ces cinq textes est connu dans le canon bouddhique, l’ensemble qu’ils composent ne correspond à aucun de ceux qui ont été conservés, ni même aux autres textes qui ont été découverts soit dans les grottes de Dunhuang ou dans les monastères japonais autres que celui de sa provenance. Néanmoins, certaines caractéristiques lexicales permettent de cerner l’époque de sa composition.
La communication s’attachera à présenter les particularités de ce rituel, tout en situant la place et le rôle de cette catégorie d’écritures dans la transmission du bouddhisme en Chine.


Communication de M. François Delamare, sous le patronage de Robert HALLEUX : « La production du safre et du smalt au XVIIIIe siècle : les tentatives anglaises et françaises pour échapper au monopole saxon ».

Issus de l’industrie minière traitant les minerais de cobalt, le safre et le smalt sont deux produits indispensables à différentes industries. Le safre est lié aux Arts du feu. Il sert à communiquer une couleur d’un bleu profond au verre, ou à réaliser les décors en camaïeu bleu sur les faïences et les porcelaines. Le smalt, un verre bleu réduit en poudre, est utilisé comme pigment bleu par les peintres. Mais il sert surtout d’azurant dans les industries textiles et papetières, compensant la légère teinte jaune que présentent naturellement les fibres animales et végétales utilisées.
Jusqu’au XVIIe siècle, le safre et le smalt sont produits dans l’Erzgebirge, principalement dans l’aire saxonne. La production est sévèrement contrôlée par l’Électeur de Saxe, qui en tire des revenus substantiels. Le XVIIe siècle voit se former un cartel de producteurs, cartel qui va mettre la main sur les nouveaux filons cobaltifères, au fur et à mesure qu’on les découvre, en Suède et en Norvège.
L’ensemble des pays industriels d’Europe occidentale est donc tributaire du safre et du smalt saxon, revendus très cher par les marchands hollandais. L’Angleterre et la France vont tenter de remédier à cette dépendance. Seule la France réussira, mais par des voies imprévues.



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