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Journal des Savants : Juillet-Décembre 2013



172 p., 102 ill., décembre 2013
Abonnement annuel (deux fascicules) : 80 €.








Sommaire et résumés

 

Les timbres amphoriques en Grèce ancienne. Nouvelles questions. Nouvelles méthodes. Nouveaux résultats, par Yvon Garlan, correspondant de l’AIBL.

Surtout du IVe au Ier siècle avant notre ère, une minorité de cités grecques (dont une soixantaine ont d’ores et déjà été identifiées) ont timbré avant cuisson une proportion variable de leur production amphorique. Ces timbres, dont nous avons à ce jour récoltés plusieurs centaines de milliers d’exemplaires (400 000 ?) sont de formes et de contenus très variables. L’étude de ces timbres à partir du milieu du XIXe siècle révéla qu’ils pouvaient contenir des noms (plus ou moins abrégés) et des emblèmes de magistrat annuel et de « fabricant » (propriétaire d’atelier céramique), ainsi qu’un ethnique et diverses indications particulières (telles que le nom du mois à Rhodes ou la capacité de l’amphore à Akanthos). Leur interprétation ne peut donc manquer de soulever de nombreux problèmes cruciaux de la vie des cités, surtout en matière économique. Le principal d’entre eux, me semble-t-il, est de savoir à qui s’adressaient ces timbres : non pas (comme on l’a jusqu’ici presque unanimement pensé) à une masse de consommateurs locaux ou étrangers raisonnant déjà à la manière des consommateurs de notre société capitaliste, mais au personnel du « magistrat amphorique », qui était seul capable de « décrypter » le contenu de la plupart de ces documents administratifs (plus précisément de caractère fiscal ?).

Un centenaire : l’expédition de Robert Gauthiot dans la vallée du Yaghnôb (Tajikistan) en 1913 dans sa perspective historique et linguistique, par Jean-Claude Muller.

Après la découverte du sogdien en 1900 et de son descendant collatéral, le yaghnôbi, l’expédition dans la vallée du fleuve Yaghnôb au Turkestan russe (aujourd’hui le Tajikistan), en juillet-août 1913, du français Robert Gauthiot (1876-1916), élève d’Antoine Meillet et correspondant de Ferdinand de Saussure, et de l’allemand Heinrich Junker, iraniste fraîchement émoulu, fut la première enquête linguistique sur place qui essayait d’aller à la recherche d’un descendant vivant de la langue sogdienne morte. Sont édités les rares documents publiés et archivistiques concernant cette expédition, notamment l’entièreté du corpus des lettres de Gauthiot à Henri Cordier, son protecteur à l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Une cinquantaine de photographies prises sur place par les deux savants, conservées à la bibliothèque de l’Institut de France, sont présentées de même que trois gravures réalisées dans la vallée du Yaghnôb à l’occasion d’une expédition française antérieure, celle de Gabriel Bonvalot et de Guillaume Capus, en 1881.

De l’héraldique sur de l’antique. Le texte et l’image des Médailles sur les principaux événements du règne de Louis le Grand d’après le manuscrit de l’Institut, par Yvan Loskoutoff.

À partir de 1694, la Petite Académie se consacre à la numismatique royale offrant au monarque en 1702 le luxueux in-folio des Médailles sur les principaux événements du règne de Louis le Grand. Le modèle antique y prédomine, l’Académie étant alors pour l’essentiel composée d’adeptes du mouvement des Anciens. Dans un tiers des pièces, on remarque pourtant la présence du blason, symbolique d’origine médiévale. La comparaison du livre et des registres manuscrits des délibérations de l’Académie permet de comprendre comment s’est élaborée cette esthétique mixte.



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