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Tome I - Inventaire d’anciens comptes royaux dressé par R. MIGNON sous le règne de Philippe de Valois


Par Ch.-V. LANGLOIS.

XLII-434 pages
Date de parution : 1899
Prix : 65 €





Introduction (extrait)
Sons l’ancien régime, les archives de la Chambre des comptes de Paris contenaient une énorme quantité de documents précieux pour l’histoire de France, depuis le XIIe siècle. L’histoire de ces archives a été esquissée par M. A.-M. de Boislisle. Ce que l’on en sait peut être brièvement résumé comme il suit. —Au commencement du XVIIe siècle, il y avait quatre dépôts distincts : « Le premier, celui du Greffe, était réservé aux registres et autres documents personnels à la Compagnie ; les trois autres, ceux des Fiefs, des Terriers et du Garde des livres, renfermaient les pièces domaniales ou financières reçues par les gens des Comptes. » Le plus considérable était le dépôt du Garde des livres, où, depuis la fin du XIIIe siècle, s’étaient régulièrement accumulés, par millions, les comptes en cahiers et en rouleaux, les liasses de quittances et de pièces justificatives de toute espèce. Dans la nuit du 26 au 27 octobre 1737, un incendie détruisit presque entièrement le dépôt du Greffe, celui des Terriers et plusieurs des locaux ou « cabinets » où les Gardes des livres avaient entassé, depuis des siècles, ce qui leur était versé chaque année. Un nombre « immense, infini » de documents furent détruits ou gâtés par l’eau et la boue, au point que l’on fut obligé de les enterrer ; d’autres, qui disparurent aussi, furent seulement dérobés.
Avant l’événement du 26 octobre 1707, les archives de la Chambre des comptes avaient déjà été mises plus d’une fois au pillage. Les règlements qui en défendaient l’accès étaient très sévères ; mais, à cause de la négligence des Gardes, qui manquaient de place et d’argent pour loger tant de paperasses, il y avait eu, de tout temps, des destructions et des distractions de pièces. Les gens de la Chambre disaient en 1521 : « Les livres, comptes et registres sont de grosse conséquence et fort dangereux à communiquer… et si secrets que les rois (et mesmement Charles Quint, dit « le Sage »), quand ils avoient à faire de leurs registres, les sont plutôt venus voir en personne en la Chambre que de souffrir en faire transport » ; Sully, ministre, avait éprouvé des difficultés pour obtenir le déplacement d’un compte, et, en théorie, « aucun officier de la Compagnie, pas même le Procureur général ou le Premier Président, ne pouvait prendre un volume, une pièce, sans l’assentiment du bureau et la constatation du garde ».
Mais, en fait, des personnages de toute sorte entraient, pour y commettre des larcins, dans ces archives sacro-saintes : en 1599, la Chambre apprit que des voleurs avaient « tiré furtivement quantité de parchemins des comptes du roi, par l’endroit d’une muraille présentement abattue », et se proposaient de les vendre à la foire Saint-Laurent ; le zèle des lettrés, tels que Jean de Tillet, Pierre Pithou et Gaignières, qui reçurent l’autorisation de travailler dans les dépôts, fit aussi des ravages. Quantité de parchemins passèrent, au XVIe, au XVIIe et au XVIIIe siècle, dans les ateliers des relieurs et dans les collections des érudits.(…)

Table des matières
  • I. DE DOMANIIS
  • II. DEBITA
  • III. COMPOTI ORDINARII ET COMPOTI TERRARUM FORANEARUM.
  • IV. COMPOTI EXTRAORDINARII
  • APPENDICE I.
    • COMPOTI PARTICULARES SCRIPTI A TERGO BALLIVIARUM FRANCIE
  • APPENDICE II.
    • COMPOTI PARTICULARES SCRIPTI A TERGO BAILLIVIARUM FRANCIE
    • COMPOTI PARTICULARES NON SCRIPTI A TERGO BAILLIVIARUM FRANCIE
  • INDEX ALPHABÉTIQUE

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