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Tome XLIII





344 pages, 4 planches hors-texte.
Parution : 1965
Prix : 55 €





Table des matières

  • La liturgie attribuée à Saint Jean Maron. Texte syriaque extrait des manuscrits de la Bibliothèque Vaticane, édité et traduit par J.-B. Chabot.
  • Notice sur deux manuscrits contenant les œuvres du moine Isaac de Raban Isho et du métropolitain Ahoudemmeh, par J.-B. Chabot.
  • Version syriaque de traités médicaux dont l’original arabe n’a pas été retrouvé, éditée par J.-B. Chabot.
  • Notice du manuscrit 574 de la bibliothèque municipale de Cambrai, suivie d’une édition des sermons français de Pierre d’Ailly, par Mlle Edith Brayer.

Extraits d’articles

La liturgie attribuée à Saint Jean Maron. Texte syriaque extrait des manuscrits de la Bibliothèque Vaticane.

Cette notice doit être considérée comme un supplément au second volume des Liturgies orientales de Renaudot. Le texte qu’elle reproduit ne fut pas connu du savant orientaliste. Il savait par les assertions de certains écrivains maronites que ceux-ci se vantaient d’avoir une Liturgie composée par leur prétendu patriarche Jean Maron, mais il était sceptique à ce sujet. Il se demandait pourquoi cette Liturgie ne figurait pas dans le Missel maronite imprimé à Rome en 1692, où elle aurait dû trouver place de préférence à une douzaine d’autres. La raison de cette omission, en apparence inexplicable, est fort simple ; le manuscrit qui la renfermait était alors en la possession d’Abraham Echellensis, et ses manuscrits n’entrèrent à la Bibliothèque Valicane que sous le pontificat de Clément XI (1700-1721). Le texte fut imprimé pour la première fois dans la seconde édition du Missel maronite donnée par les soins du prêtre chypriote André Scandar en 1716, l’année même où paraissait le second volume de Renaudot. Il nous a paru utile de publier ce document dans une édition correcte sur laquelle les liturgistes puissent sans crainte porter un jugement ; car celle du Missel ne représente qu’un texte fort mutilé. (…)



Notice sur deux manuscrits contenant les œuvres du moine Isaac de Raban Isho et du métropolitain Ahoudemmeh .

Le nom d’Isaac a été très répandu chez les chrétiens de Syrie, non pas, comme on pourrait le supposer, par réminiscence biblique, en souvenir du fils d’Abraham, mais par suite de la grande réputation obtenue chez eux par l’écrivain qu’ils appellent Isaac le Grand, ou Isaac d’Antioche du nom de la ville où il acquit sa notoriété. Il n’est donc pas surprenant que plusieurs Isaac figurent parmi les écrivains syriaques dont les œuvres sont parvenues jusqu’à nous. L’application d’un même nom à des personnes différentes devait presque fatalement aboutir à des confusions. Dès la fin du VIIe siècle, l’historien Jacques d’Édesse, dans une lettre à Josué le stylite, moine du couvent de Litarba, signale à son correspondant qu’on doit distinguer trois Isaac : 1° Un disciple de saint Ephrem, Isaac d’Amid, qui visita Rome au temps de l’empereur Arcàdius (395-408) ; 2° un Isaac prêtre monophysite de l’église d’Édesse, qui vivait du temps de l’empereur Zenon (474-491) ; il se fixa à Antioche et y composa la plupart de ses poésies ; son poème sur la prise de Beth-Hur, qui aurait eu lieu trente-sept ans auparavant, permet de conclure qu’il vivait encore en 491 ; 3° un autre Isaac, aussi originaire d’Édesse, d’abord monophysite, devenu chalcédonien sous l’évêque Asclépius (522). (…)



Version syriaque de traités médicaux dont l’original arabe n’a pas été retrouvé.

Dans la série des écrivains arabes qui ont traité de la médecine figurent aux premiers rangs, tant à cause de leur ancienneté qu’en raison de leur grande réputation, Honein fils d’Isaac et Hobeisch le Gaucher. La carrière de ces deux auteurs nous est sommairement connue par la notice que leur a consacrée Barhébréus ; en voici la traduction : "En ce temps-là florissait Honein fils d’Isaac, médecin célèbre originaire de Hira où son père était pharmacien. Désireux d’apprendre la médecine, il se rendit à Bagdad et se mit à l’école des Alexandrins chez le médecin Jean bar Maswai. Un jour qu’il rétorquait une question à Jean, celui-ci irrité le chassa en lui disant : « Qu’y a-t-il entre toi et la médecine ? A tes semblables il convient de négocier des oboles le long des rues ». Le jeune Honein fut attristé et sortit en pleurant. Et il s’en alla dans le pays des Romains. Il y demeura jusqu’à ce qu’il eut appris solidement la langue grecque et fût capable de traduire les livres du grec en syriaque et du syriaque en arabe. Alors, vêtu à la grecque, il revint à Bagdad et se rendit chez Gabriel Boktjésu, chef des médecins, qui, ayant reconnu sa science, l’honora grandement et le nomma « Rabban (notre maître) Honein » (…)



Notice du manuscrit 574 de la bibliothèque municipale de Cambrai, suivie d’une édition des sermons français de Pierre d’Ailly.

Le manuscrit qui va être analysé n’a fait l’objet, jusqu’à présent, que d’une mention très sommaire dans le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. En effet, si les nombreux manuscrits littéraires et théologiques anciens de la Bibliothèque municipale de Cambrai ont accaparé, à juste titre, l’attention des érudits, les volumes tardifs et surtout les livres de vulgarisation et de piété ont été quelque peu négligés. Le manuscrit 574 appartient à cette classe plus humble du fonds médiéval. Mais sous le titre « Recueil de sermons », il renferme, en réalité, une collection fournie et complexe de textes variés. (…)



Pour se procurer cet ouvrage :
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Tél. 01 43 26 00 37 ; Fax : 01 43 54 85 83
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