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Mémoires présentés par divers savants - Tome XIV-2




398 pages, 5 planches dont 3 hors-texte
Parution : 1951
Prix : 63 €


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Table des matières

  • Le problème topographique de Litanobriga, par M. G. Matherat.

  • Un contrat de métayage égypto-araméen de l’an 7 de Darius Ier, Par A. Dupont-Sommer.

  • Le roi de France et la collation plènière pleno jure des bénéfices ecclésiastiques. Étude suivie d’un appendice sur les formulaires de la chancellerie royale, Par l’Abbé Mollat.

  • Essai de topographie antique de Toulouse, par M. M. Broëns.

  • Inhumation en terre sacrée dans l’antiquité grecque (à propos d’une inscription d’Argos), par W. Vollgraff.

Extraits d’articles

Le problème topographique de Litanobriga.

Introduction. La question de Litanobriga.
L’Itineraire d’Antonin indique entre Caesaromagus (Beauvais) et Augustomagus (Senlis) la station romaine de LITANOBRIGA. Les diverses identifications. Cluvier (1631) et Adrien de Valois (1675) la situaient à Verneuil (Oise), - le père Molinet (1691), entre Verneuil et Creil, - Mabillon, dom Germain (1709) , à Laigneville, - l’abbé Leboeuf (1738), à Pont-l’Evêque ou à Pontoise (près de Noyon), - d’Anville (1760), près du pont de Creil (rive gauche), - le père Boucher, à Creil, - Carlier (1764), à Pont-Sainte-Maxence, - Dom Grenier (v. 1786), au Lys ; - puis, plus près de nous, au XIXe siècle, Houbigant, au pont de Creil (rive droite) , - la commission de Topographie des Gaules, à Chantilly, - l’abbé Caudel à Toute-voie ou au « Camp César » de Gouvieux, - Millescamps et Hahn au « Viez Lys », - Caix de Saint-Amour (Hahn, Millescamps, Caudel réunis), au lieudit « Le Cornelaye », en face de Morancy. Les divers autres auteurs, qui ont envisagé la question, ont adopté, suivant leurs préférences et leur disposition d’esprit, l’une ou l’autre des opinions précédentes sans trop s’inquiéter des anomalies de distances et sans se soucier des preuves archéologiques.
(…)



Un contrat de métayage égypto-araméen de l’an 7 de Darius Ier.

Le papyrus araméen étudié dans le présent mémoire fut acquis en Égypte, en 1935, par le professeur B. Meissner ; il est entré dans sa collection personnelle sous le n° M.VII, 1 : c’est un contrat de métayage conclu entre un nommé Padî et un nommé Ahâ. Aidé du professeur H. Bauer, le savant assyrriologue s’appliqua au déchiffrement de ce document, qu’il présenta à l’Académie des Sciences de Berlin, dans la séance du 17 décembre 1936. Cette communication a paru dans les Sitzungsberichte de ladite Académie, sous la double signature : H. Bauer et B. Meissner ; elle est accompagnée de deux planches reproduisant la photographie du document, recto et verso. Le papyrus mesure 26 centimètres de large sur 19 centimètres de haut et compte 15 lignes au recto et 3 lignes au verso. Il est troué en plusieurs endroits, et les lacunes sont assez nombreuses. En outre, l’encre est, ici et là, plus ou moins effacée, et certaines lettres sont de ce fait difficiles à reconnaître. Enfin, la graphie n’est en géneral ni bien régulière ni bien soignée. Au dire du marchand égyptien, ce document proviendrait de El-Hibé, en Moyenne-Égypte ; mais ce genre de renseignements est en général suspect. Ba.-Me. croient lire, à la ligne 3, le nom de Memphis, mais nous verrons que cette lecture est extrêmement douteuse ; nous verrons en outre comment, sur la fin, le document correctement lu nous livre réellement le nom de la ville où il fut écrit, mais que, malheureusement, cette ville est très difficile à identifier. Quant à la date, on lit, à la ligne 1, la mention suivante : « En l’an 7 du roi Darius ». De quel Darius s’agit-il ? De Darius Ier, de Darius le Grand, qui régna de 522 à 485, ou de Darius II, qui régna près d’un siècle plus tard, de 424 à 404 ? Ba.-Me. se prononcent pour Darius Ier ; et c’est à la même conclusion que nous a conduit, ainsi que nous le montrerons, notre propre étude paléographique. Le papyrus Meissner est donc de 515 avant Jésus-Christ ; et, de ce fait, il est de 20 ans plus ancien que le plus ancien papyrus araméen qui était connu jusqu’ici. Si les deux savants éditeurs ont mené à bien, dans l’ensemble, le déchiffrement qui leur incombait, il nous a semblé, après un examen attentif de la photographie, que plusieurs de leur lectures devaient être corrigées. (…)



Le roi de France et la collation plènière pleno jure des bénéfices ecclésiastiques. Étude suivie d’un appendice sur les formulaires de la chancellerie royale.

Au roi de France appartenait jadis la prérogative de conférer un nombre assez important de bénéfices ecclésiastiques. Jusqu’ici on n’a point étudié à fond et dans son ensemble le régime auquel ceux-ci étaient soumis. Je me propose d’élucider aussi complètement que possible les multiples problèmes d’ordre canonique que pose l’exercice du droit de collation bénéficiale par la couronne, spécialement de la fin du XIIe siècle au XVe, d’après des sources en majorité inédites et recueillies principalement aux Archives nationales. Toutefois, je ne m’occuperai ici que des bénéfices auxquels pourvoyait la royauté de plein droit - pleno jure -, en vertu d’un don de joyeux avènement, à la suite d’une faveur exceptionnelle accordée par le Saint-Siége ou à l’occasion d’une circonstance extraordinaire telle que le Grand Schisme d’Occident. Quant aux droits de régale spirituelle, de patronat et de garde, il me suffira de renvoyer le lecteur à ce que M. Gaudemet et moi-même nous avons écrit là-dessus. (…)



Essai de topographie antique de Toulouse.

Le site de Toulouse a été déterminé par la jonction des vallées de l’Hers et de la Garonne, sur le point le plus oriental du cours du fleuve. En cet endroit se trouvent en effet réunis plusieurs faits géographiques éminemment favorables à l’éclosion et au développement d’une cité, entres autres : 1. L’existence d’une étendue de 90 hectares naturellement retranchée, entre les pentes orientales de Pech-Davy et la Garonne, par les marécages du Sauzat qui couvraient, à son débouché dans la plaine, un ancien lit de l’Hers ; 2. L’insertion de l’antenne la plus directe du bassin aquitain vers le golfe du Lion, suivant le cours rectiligne de l’Hers jusqu’au seuil de Naurouze ; 3. La présence exceptionnelle d’un seuil rocheux dans le lit de la Garonne, juste au-dessous du confluent primitif de l’Hers : le rapide qui franchissait cet obstacle avant que des barrages n’eussent élevé l’étiage nécessitait le transbordement des marchandises acheminées par voie d’eau, mais le gué qui s’offrait du même fait ouvrait la haute vallée du fleuve, et l’Aquitaine, propre à la route venant de la Méditerranée. Alentour, sur les hautes terrasses de la rive gauche de la Garonne et sur les coteaux de molasses de la rive droite, régnait une forêt très dense dont le défrichement n’a été entrepris qu’à partir du XIIe siècle. Cependant, sur la rive gauche, à quatre kilomètres en aval de la ville actuelle, une assiette triangulaire, à peu près comparable à celle que délimitait le Sauzat, a été occupée par un important noyau de population pré-romaine et semble avoir fait longtemps hésiter la fortune entre elle et Toulouse. (…)



Inhumation en terre sacrée dans l’antiquité grecque (à propos d’une inscription d’Argos).

Kophiniotis, dans son ouvrage consacré à l’histoire et aux antiquités de sa ville natale, signale à Argos une inscription qui semble avoir échappé, quelques années plus tard, à l’attention de Fraenkel. Du moins elle n’est pas mentionnée dans le IVe volume des lnscriptiones Graecae. Lors de ma seconde visite à Argos, en 1902, elle se trouvait encore à l’endroit où l’avait vue Kophiniotis, c’est-à-dire dans la rue, devant la maison de Basilios G. Sakellaropoulos. Je dois certes m’excuser d’en avoir si longtemps retardé la publication. Je me suis laissé arrêter à plusieurs reprises par la difficulté d’y ajouter un commentaire qui ne fût pas trop au-dessous de l’intérêt qu’elle présente. La pierre dont il va être question est d’un poids considérable. C’est un bloc rectangulaire de calcaire gris-blanc, large de 1 m. 14, haut de 0 m. 93 (3 pieds) et épais de 0 m. 30 (1 pied ). Pareilles dimensions conviennent, non à une stèle, mais à un orthostate provenant de l’un des murs latéraux de la cella d’un temple. La face antérieure de la pierre a été ravalée, de manière à ménager à droite une plate-bande large de 0 m. 19 en haut, et de 0 m. 22 au bas. Comme l’inscription est incomplète à gauche, alors que la pierre qui la porte n’est pas mutilée, la partie manquante du texte doit avoir été gravée sur une pierre jumelle ; le rectangle ravalé et lissé y était sans doute bordé à gauche par une plate-bande pareille à celle de droite. La forme des lettres indique le commencement du IIe siècle avant notre ère ; la hauteur des caractères est de 0 m. 055 à la première ligne et de 0 m. 037 à la seconde. (…)



Pour se procurer cet ouvrage :
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Tél. 01 43 26 00 37 ; Fax : 01 43 54 85 83
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