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Tome XLIV/2

Le lac sacré de Tanis ; Les noms des parties du corps en égyptien et en sémitique ; Une inscription phénicienne archaïque récemment trouvée à Kition (Chypre).


294 pages, 11 figures, 100 planches hors-texte.
Parution : 1972
Prix : 55 €




Table des matières

  • Le lac sacré de Tanis, par M. Pierre Montet
    • Introduction :
      • Les remplois à Tanis
      • Le Lac Sacré : Résumé des opérations / La présente édition
    • Chapitre Ier - L’architecture
      • Les éléments
      • Briques crues de Tanis
    • Chapitre II. - Moyen et nouvel empire, d’Amenemhet III à Psousennès
    • Chapitre III. - La XXIIe dynastie
    • Chapitre IV. - Chechanq IV
    • Chapitre V. - La XXIIIe dynastie
    • Chapitre VI. - Les successeurs de Petoubastis
    • Chapitre VII. - Psametik Ier
    • Chapitre VIII. - Non classés
    • Conclusion
  • Les noms de parties du corps de l’homme (ou de l’animal) en égyptien ancien et en sémitique, par M. Pierre Lacau
    • Note préliminaire
    • Abréviations
    • Avant-propos(§ 1-5)
    • Examen de cinq signes alphabétiques égyptiens (§ 6-61) : b, r, d, ’, h
    • La tête (§ 63-172)
    • Le tronc (§ 173-236)
    • Organes internes (§ 237-258)
    • Membres supérieurs (§ 259-322)
    • Membres inférieurs (§ 323-387)
    • Conclusions (§ 388-419)
    • Indices des noms de parties du corps et des mots étudiés
    • Indices des textes cités
  • Une inscription phénicienne archaïque récemment trouvée à Kytion (Chypre), par M. Dupont-Sommer

Extraits d’articles

Le lac sacré de Tanis . Introduction : Les remplois à Tanis.

À Tanis, les monuments antérieurs à la fin du Moyen Empire ont subi de la part des Pharaons qui ont régné après cette date deux traitements différents. Les rois Hyksos ont fait graver leurs noms et ceux de leurs dieux sur l’épaule des lions à masques humains, des sphinx A 23 et A 21 du Louvre, sur le bras de la statue d’un roi Mer-menfat en signe de victoire. On ignore s’ils ont fait marteler les inscriptions originales. Ramsès II et ses successeurs, eux, les ont martelées et ont fait graver leur titulature et des épithètes à la place. Ont été traités de la sorte : les colonnes à chapiteau palmiforme trouvées à l’Est de la porte monumentale, celles plus petites du temple d’Anta et du temple de l’Est, des obélisques et un grand nombre de statues. Les lions à masque humain, déjà usurpés par un roi Hyksos, l’ont été à nouveau par Ramsès II et par Merenptah ; le sphinx A 23 par Merenptah et par Chechanq Ier ; le sarcophage de Merenptah par Psousennès ; le groupe des porteurs d’offrandes par le même. Fort heureusement les usurpateurs ont parfois bâclé le travail qu’on leur avait confié ; des inscriptions originales ont été, ou bien négligées ou bien incomplètement martelées. C’est ce que l’on peut constater sur le sarcophage de Merenptah, sur celui du fils royal Onkhef-en-Mout, de la reine Moutnedjem. Lorsque les usurpateurs ont fait consciencieusement leur travail, on est réduit à des conjectures pour retrouver le premier possesseur. Dans quelques cas, par exemple sur le sphinx A 23 du Louvre, quelques signes ou fragments de signes négligés par les usurpateurs viennent à notre aide (…)



Les noms de parties du corps de l’homme (ou de l’animal) en égyptien ancien et en sémitique.

L’homme, dès l’origine, s’est certainement préoccupé de son propre corps beaucoup plus que nous ne le faisons aujourd’hui. Toutes ses sensations impliquaient des localisations précises dans l’ensemble de l’organisme. De là des noms immédiatement nécessaires et pour l’organe et pour la sensation. Le chapitre des coups et blessures, certainement fort riche de très bonne heure, obligeait à préciser les parties atteintes. D’autre part, une série d’organes, la main par exemple, sont des instruments de première importance dans la vie journalière la plus rudimentaire. Il était nécessaire de distinguer et de nommer les différents membres et les différentes actions de ces membres. Les noms des parties du corps sont donc, dans tout vocabulaire, une des parties les plus anciennes.
Bien entendu, en Égypte comme ailleurs, la conservation et son bien-être ont été une des préoccupations capitales. La matière médicale a donc joué un rôle considérable. Les traités médicaux nous donnent des précisions importantes sur les différentes parties du corps. Les procédés magiques, supérieurs sans aucun doute pour un Égyptien, à ceux de la médecine, sont courants. Celui qui consiste à assimiler chaque membre au membre correspondant de tel ou tel dieu nous a valu de longues listes de noms de ces membres. Nous avons là un des inventaires les plus riches dans l’immense vocabulaire égyptien. Et c’est ce que Lefebvre a si bien mis en valeur.
Si les noms des parties du corps sont parmi les éléments les plus anciens dans tous les vocabulaires, ils sont aussi en général parmi les plus stables. Mais en Égypte, où nous les suivons pendant plus de quatre mille ans, ils ont inévitablement évolué d’une façon considérable. Des mots sont morts, d’autres sont nés. Le sens d’un même mot s’est élargi ou restreint suivant les régions et les époques. Pour le moment, nous sommes très loin d’avoir rassemblé tous les matériaux nécessaires à leur étude, surtout pour la Basse Époque. (…) Un grand nombre de parties du corps de l’homme ou de l’animal, sont représentées dans les hiéroglyphes. Ce sont toutes celles dont on pouvait donner une image claire, facilement reconnaissable. Cette image, comme tout hiéroglyphe, peut représenter trois choses :

  1. Le membre lui-même et son nom : c’est le signe-mot. A l’origine cet emploi est précisé par l’adjonction du trait vertical |, indicatif spécial montrant que le son et le sens sont réunis ;
  2. La valeur phonétique du signe, c’est-à-dire le groupe de consonnes formant le nom du membre figuré ; le son du nom de cette image est séparé du sens de cette image et celle-ci n’a plus qu’une valeur phonétique ;
  3. Un déterminatif de signification générale qui, joint à un mot, le classe dans telle ou telle catégorie. (…)



Une inscription phénicienne archaïque récemment trouvée à Kytion (Chypre).

En 1968, M. Vassos Karageorghis, directeur du Service des Antiquités de Chypre, mit au jour à Kition, dans la partie nord de l’ancien port, les vestiges d’un grand temple phénicien. Dans l’un des puits (bothroi) trouvés à proximité du temple et remplis de débris, il découvrit notamment un tesson appartenant à un plat du VIe siècle av. J.-C. et portant un court fragment d’inscription phénicienne. J’ai expliqué ce fragment à la suite de la communication qu’a faite M. Karageorghis à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres le 10 janvier 1969.
Lors de ses deux campagnes de fouilles sur le même site en 1969, l’heureux fouilleur a pu mettre au point la stratigraphie et l’histoire du temple phénicien, où il distingue quatre périodes successives, allant du IXe siècle jusque vers la fin du IVe siècle av. J.-C. Il a rendu compte des résultats de ses fouilles de 1969 dans une seconde communication qu’il a faite à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres le 14 novembre 1969. Parmi les nombreux objets qu’il découvrit sur le sol de la première période du temple, qui semble avoir été détruit par un incendie vers 800 av. J.-C., il signale "des bols peu profonds de fabrique dite de Samarie, un bol double de la même fabrique que celui qu’il avait fait voir dans sa première communication, plusieurs bronzes, dont une large broche (obelos), ainsi qu’un bol en fragments, de fabrique phénicienne, peint en rouge et portant une inscription phénicienne »
(…)



Pour se procurer cet ouvrage :
Librairie De Boccard, 4 rue de Lanneau 75005 Paris
Tél. 01 43 26 00 37 ; Fax : 01 43 54 85 83
Site : www.deboccard.com
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