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Carte archéologique de la Gaule 30-2 : Le Gard

Michel Provost et alii.

400 p., 427 fig.
Date de parution : 1999. / Réédité en 2016
Prix : 35 €.






Présentation
Le territoire des Volques Arécomiques qui correspond à l’actuel département du Gard augmenté de l’arrondissement de Montpellier est une zone privilégiée pour étudier les contacts entre les civilisations méditerranéennes et celles de la Gaule du Nord. En effet, si les Cévennes et les Causses, au nord du département, appartiennent au Massif central contrôlé par les Arvernes, la zone de garrigues et de bassins qui s’étage jusqu’à la côte languedocienne fait partie du monde méditerranéen. L’un des intérêts de cette C.A.G. du Gard est de découvrir un territoire plus ouvert au commerce méditerranéen qu’aux influences de l’Europe du Nord. Ainsi, c’est le vin étrusque qui arrive le premier sur le littoral gardois dès la seconde moitié du VIIe siècle av. J.-C . Il précède le commerce grec archaïque, celui de Corinthe et de l’Ionie. D’après l’étude du mobilier retrouvé sur les sites archéologiques, ce n est qu’au début du Ve siècle av. J .-C. que le commerce marseillais supplante ces importations précédentes et s’étend à l’ensemble du territoire gardois jusqu’aux Cévennes). Ces relations commerciales s’accompagnent de la transformation du cadre matériel de la vie des oppida indigènes, notamment avec la mise en place d’une urbanisation autoritaire dès la fin du Ve siècle av. J .-C. Le Gard reste sous l’influence marseillaise, après la conquête romaine des années 125-123 av. J.-C., et cela jusqu’à la prise de la ville par César en 49. Par exemple, c’est en grec que les élites départementales apprennent à écrire, à partir du IIe siècle av. J.-C. Après 49, les agglomérations du Gard (les 24 oppida ignobilia signalés par Pline) passent sous la dépendance politique de Nîmes qui devient (à cette époque) une colonie romaine de droit latin. Toutefois, la Carte archéologique du Gard nous montre une réalité plus complexe dans la mesure où ces agglomérations secondaires gardent une importance économique et peut-être une relative autonomie politique. Ce volume vient en heureux complément à la C.A.G. 30/1 consacrée à la ville de Nîmes, publiée il y a deux ans déjà. Mais pour pouvoir disposer d’une documentation renouvelée sur l’ensemble de la cité de Nîmes, il faudra attendre la publication (que nous espérons prochaine) du volume consacré à Montpellier (C.A.G. 34/3).
Jean Leclant, Secrétaire Perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

Table des matières

Préface
Avertissement
Remerciements
Bibliographie
Introduction
  • L’espace gardois (Guilhem Fabre)
  • Le Gard protohistorique du début de l’âge du Bronze final à la fin de l’âge du Fer (Bernard Dedet)
  • La période gallo-romaine et wisigothique (Ier-VIIe siècle) (Claude Raynaud)

Pré-inventaire archéologique
Indices

  • Index alphabétique
  • Index thématique
  • Index des dédicaces
  • Index des épitaphes
  • Index des milliaires
  • Index des inscriptions gallo-grecques
  • Index des noms de personnes dans la documentation épigraphique
  • Index des communes
  • Index des lieux-dits
  • Index des figures

Carte des communes


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