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Prix et Fondations

L’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres joue aussi un rôle d’incitation à la recherche par l’attribution de nombreux prix, conçus par leurs fondateurs non seulement comme une récompense, mais surtout comme une aide destinée à encourager la recherche. Ces prix sont attribués par des Commissions, dont les membres sont annuellement renouvelés. Même si bon nombre de ces récompenses ont subi depuis lors le coup de diverses dépréciations monétaires, elles continuent à jouer un rôle appréciable dans le progrès de la science, soit pour le favoriser directement, soit pour donner quelque retentissement dans le monde savant à des travaux d’un réel mérite. Récemment l’ensemble des prix ont vu leur montant réévalué ; en général leur valeur n’est pas inférieure à 1500 €.

Les deux plus anciennes récompenses créées sont nées de l’initiative de l’État lui-même. Dès la reconstitution de l’Académie par les Consuls en 1803, fut institué le Prix du Budget, qui permet de couronner annuellement une œuvre portant sur une question posée par l’Académie en réponse à une problématique lui paraissant indispensable, tour à tour en ce qui concerne l’Orient, l’Antiquité classique et Moyen Âge ou la Renaissance. Sous la Restauration, en 1820, fut créé à son tour, par le ministère de l’Intérieur qui avait alors la tutelle de l’Académie, un Concours dit des Antiquités de la France afin de favoriser les travaux les plus importants portant sur l’histoire ou l’archéologie de la France. A l’origine, des médailles d’or, d’argent et de bronze étaient effectivement décernées aux lauréats ; depuis la fin du XIXème siècle elles ont été remplacées par des sommes en espèces maintes fois revalorisées. Celles-ci sont normalement attribuées en relation avec un autre prix fondé en 1833 par un particulier, le baron Gobert et qui porte également sur l’histoire de France. Le Prix Gobert doit être décerné « au travail le plus savant et le plus profond sur l’histoire de la France et les études qui s’y rattachent, et à celui qui s’en rapproche le plus ». Il est le plus souvent attribué à une thèse de doctorat d’État portant sur l’histoire ou l’archéologie de la France et qui est tenue pour le meilleur travail de l’année. La première médaille du concours des Antiquités récompense souvent aussi une excellente thèse de doctorat ; le second Prix Gobert et les 2ème et 3ème médailles du concours des Antiquités vont plutôt à des travaux très méritoires d’érudition sur l’histoire régionale. Les Prix Bordin et Saintour, fondés respectivement en 1835 et 1887, sont attribués alternativement à chacun des ordres d’étude de l’Académie : Antiquité classique, Orientalisme, Moyen Âge et Renaissance. Â la différence des précédents, ils peuvent porter sur des domaines étrangers à l’histoire de France proprement dite.

Tous d’origine privée, les autres prix portent, selon les dispositions arrêtées par leur fondateur, puis confirmées par un décret de la puissance publique, soit sur une période historique déterminée, soit sur une discipline donnée, soit sur une région du monde ou encore sur l’histoire d’une région de France. D’une manière générale, il est possible de répartir ces prix selon les grands domaines d’études et disciplines suivants : Antiquités orientales, Antiquité classique, Moyen Âge et monde byzantin, Inde et Extrême-Orient, Amérique, Histoire de Paris, Histoire de la Lorraine, Histoire de l’art, Numismatique, Bibliographie savante, Linguistique, Mythologie et histoire comparée des religions. Parmi ces nombreuses distinctions retenons le prix biennal pour la numismatique ancienne fondé en 1821 par Allier de Hauteroche, le Prix Honoré Chavée destiné a encourager des travaux de linguistique et spécialement des recherche relatives aux langues romanes ou le prix d’histoire des arts du dessin qui porte le nom de Louis Fould. Quant au Prix Volney, il jouit d’une célébrité assurée depuis sa création en avril 1820 ; destiné à encourager l’étude philologique des langues, il a eu pour lauréats, entre autres, Eugène Burnouf et le jeune Ernest Renan. Pour être complet, il nous faut également mentionner qu’un certain nombre de ces prix visent, de manière plus large, à favoriser les progrès de la recherche en cours. En raison du rôle joué par les prix, un appel est lancé présentement pour que des mécènes prennent la relève, avec les moyens appropriés, dans une oeuvre prestigieuse.

Depuis 2007, à l’initiative de généreux donateurs américains réunis au sein de l’Association du Mécénat de l’Institut (AMI), plusieurs prix largement dotés ont été créés pour une période limitée : Prix Joseph P. Carroll pour les études asiatiques en l’honneur du président J. Chirac, Prix Plottel pour les études classiques, Prix Burkhart d’archéologie, Prix Pirasteh pour les études persanes.

Par ailleurs, tout récemment (fin 2012) a été créée une Fondation des Amis de Pierre-Antoine Bernheim qui distribuera tous les ans un Grand prix d’histoire des religions.

Enfin, l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres a la charge de fondations anciennes (et aujourd’hui totalement insuffisantes) qui prévoient des aides en vue de :

  • contribuer à la conservation ou à la restauration de monuments importants non classés comme monuments historiques ;
  • permettre des fouilles archéologiques en divers secteurs ;
  • favoriser les voyages archéologiques en Afrique ou en Asie ;
  • contribuer à la préparation d’une thèse en matière soit d’histoire en général soit, en particulier, d’égyptologie ;
  • encourager la parution de publications savantes ;
  • venir en aide aux chercheurs dans la détresse ;
  • faciliter les diverses actions menées par l’Académie.





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