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MÉRIMÉE Prosper

(1803 - L 1843 - 1870). Historien.

Fils d’un peintre qui fut Secrétaire perpétuel de l’École des Beaux-Arts, avocat de formation, jeune écrivain au talent très tôt affirmé (la parution du Théâtre de Clara Gazul date de 1828), Mérimée fut nommé par Thiers en 1834 inspecteur général des Monuments historiques : ce fut le tournant de sa carrière. Débuta alors un long périple de dix-huit années à travers la France et la publication de précieuses Notes de voyages ; ainsi s’éleva dans notre pays la première voix pour la sauvegarde du patrimoine national.
Ne se satisfaisant pas uniquement des œuvres littéraires, auxquelles il doit toute sa célébrité, et fort de ses compétences archéologiques, Mérimée publia, dans les années 1840, de nombreuses études d’historien de l’art (dont une fameuse synthèse intitulée Monuments historiques en 1843), mais aussi des essais historiques (qu’il réunira en 1844 dans ses Études sur l’histoire romaine). C’est donc tout naturellement qu’il prit place dans les rangs de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, en 1843, puis de l’Académie française, en 1844. Il poursuivit alors ses activités d’érudit (en 1848, il publia son Histoire de don Pedro, en 1853, Les faux Démétrius, en 1875, ses Études sur les arts au Moyen Âge) et de technicien (lors de la Révolution de 1848, il fut nommé « commissaire chargé de dresser l’inventaire des richesses laissées en France par la famille royale » ; sous l’Empire, il présida la « commission pour la réorganisation de la Bibliothèque impériale »). Il fut également un membre actif dans notre Compagnie, en œuvrant au sein de commissions scientifiques et en siégeant à la commission des Antiquités de la France.



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