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PERROT Georges

(1832 - O 1874 - 1914, Secrétaire perpétuel de 1904 à 1914). Helléniste.

Reçu premier à l’École Normale Supérieure en 1852 puis à l’agrégation des lettres en 1859, Georges Perrot mit à profit son séjour à l’École française d’Athènes pour procéder à l’exploration systématique de l’île de Thasos ; il se rendit ensuite en Crète, d’où il fit parvenir au musée du Louvre le premier fragment de la loi de Gortyne. Profitant, quelques années plus tard, des crédits spéciaux attribués par Napoléon III à la recherche archéologique, il put se rendre en Asie Mineure, où il récolta un riche matériel qu’il publia dans deux gros volumes intitulés respectivement : Explorations archéologiques de la Galatie et de la Bithynie (1862) et Explorations archéologiques de la Mysie, de la Phrygie, de la Cappadoce et du Pont (1872). Entre-temps, il avait enseigné dans divers collèges. Il entra dans l’enseignement supérieur en 1869 comme suppléant de Gaston Boissier dans la conférence de langue et littérature latines à l’École Normale Supérieure, où il fut nommé maître de conférences pour la langue et la littérature grecques en 1875. En 1879, il passait à la Sorbonne comme professeur d’archéologie. Il avait été élu membre de notre Académie cinq années auparavant, à seulement 42 ans  ; il en deviendra Secrétaire perpétuel en 1904, après avoir exercé pendant plus de 20 ans les fonctions de directeur de l’École Normale Supérieure.

Mais, quelque services que Georges Perrot ait pu rendre comme professeur, académicien, directeur de l’École ou Secrétaire perpétuel, c’est vers ses travaux scientifiques qu’il faut revenir pour l’apprécier à sa juste valeur, et notamment vers sa monumentale Histoire de l’art dans l’Antiquité composée de 10 volumes in-4° de 900 pages chacun, chef-d’œuvre de savoir, de méthode et de goût entrepris aux approches de la cinquantaine en collaboration avec l’architecte Charles Georges Chipiez. Georges Perrot eut la rare fortune de pouvoir travailler sans interruption jusque dans sa 82e année ; c’est la plume à la main que la mort est venue l’enlever.


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