(1868 - O 1923 - 1958, Secrétaire perpétuel de 1937 à 1948). Sémitisant.
Diplômé des Langues’O et de l’École pratique des Hautes Études (1892), René Dussaud fut l’un des maîtres de l’orientalisme pendant l’entre-deux-guerre. Les missions qu’il dirigea en Syrie à partir de 1895, la revue Syria qu’il fonda en 1920 lui apportèrent un grand renom dans la communauté scientifique, le rôle qu’il tint dans l’affaire Glozel, dont il démontra l’évidente supercherie, en fit également une personnalité connue d’un plus large public. Conservateur-adjoint (1910-1928), puis conservateur (1928-1938) du département des Antiquités orientales au musée du Louvre, il ne négligea pas non plus les travaux érudits ; on lui doit notamment un ouvrage qui fit date sur Les Arabes en Syrie avant l’Islam (1907), sans compter La nouvelle Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1795-1914) (2 vol., 1946-1947), un livre fort utile pour l’histoire de notre Compagnie.
Renou, Louis, « Éloge funèbre de M. René Dussaud, membre de l’Académie », in Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 102e année, N. 1, 1958. pp. 101-105. (Consulté le 20 mai 2011).
Merlin, Alfred, « Notice sur la vie et les travaux de M. René Dussaud, membre de l’Académie, secrétaire perpétuel honoraire », in Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 102e année, N. 4, 1958. pp. 346-357. (Consulté le 20 mai 2011).



